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mardi 1 mars 2011

Craintes d'une pénurie de carburant en Côte d'Ivoire

ABIDJAN (AP) — Le gouvernement ivoirien a interdit à la population de remplir des jerrycans d'essence, alors que les craintes d'une pénurie de carburant se font de plus en plus fortes.
Les automobilistes d'Abidjan se précipitaient dans les stations-service mardi, puis rentraient chez eux pour transférer l'essence dans un jerrycan afin de prévoir des stocks.
L'interdiction a été annoncée lundi soir à la télévision publique alors que le pays se prépare à des pénuries et à un ralentissement de l'économie en raison des sanctions imposées contre le président sortant Laurent Gbagbo.
L'Union européenne a interdit aux navires d'accoster dans le port d'Abidjan et les stations-service sont confrontées à une chute de leurs approvisionnements. Plusieurs stations ont déjà fermé.
Mardi, des hommes armés ont par ailleurs empêché une soixantaine de familles privées d'eau et de nourriture de quitter une église d'Abidjan, selon l'ONU, tandis qu'un homme ayant fui le quartier d'Abobo, témoignait des violences et de l'"odeur" de la mort régnant dans le secteur.
L'agence des Nations unies pour les réfugiés s'est alarmée des conditions auxquelles sont confrontés les habitants qui tentent de quitter Abobo après plusieurs jours de violences. "Il y a des informations faisant état de nombreux cadavres, de bus brûlés, de magasins pillés, et de jeunes miliciens attaquant les gens à l'intérieur des maisons", a précisé l'agence dans un communiqué.
Un homme, Jean Bleou, qui a fui le secteur, a déclaré qu'Abobo devenait inhabitable. Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées au cours de la semaine passée dans des affrontements sanglants.
"J'ai vu au moins sept corps" au moment de partir, a-t-il dit.
Trois mois après le scrutin du 28 novembre, le président sortant Laurent Gbagbo refuse de quitter le pouvoir alors que la victoire de son adversaire Alassane Ouattara a été certifiée par les Nations unies.
Les tensions ont déjà coûté la vie à des centaines de partisans de Ouattara, qui ont été victimes d'assassinats ciblés ou ont disparu. Le conflit s'est encore intensifié avec l'entrée de commandos alliés à Ouattara dans Abobo. Ils ont répliqué, tuant des policiers et changeant la nature même de la confrontation, qui oppose désormais deux forces armées. AP
ir/v327/cr/v435

dimanche 27 février 2011

Message du General Trop c'est trop

Général Trop C'est Trop
Général Trop C'est Trop
Peuple assujetti au cœur meurtri
Qui est prêt à payer tous les prix
Pour sortir de l'emprise de cette haine
Si absurde et si vaine
Je t'ai vu cette nuit dans mon rêve
Sous l'effet de la bonne sève
Celle de la dignité et de l'honneur
Vainquant à la fois terreur et peur
Et chantant : Ah victoire enfin nous sommes libres
Par la gloire de Dieu comme dans les livres
Peuple mien, ta liberté
Est ma liberté
Est notre liberté
Vive la liberté
Vive le pardon
Vive la révolution !
Général Trop C’est Trop

samedi 26 février 2011

LETTRE D’UN RETRAITE DEPLACE D’ABOBO AU GENERAL MANGOU

Mon fils Mangou
Je suis instituteur à la retraite depuis 1999.

Partout où j’ai exercé, j’ai défendu corps et âme le FPI. J’ai même été séquestré à Téhini en 1998 pour mon militantisme au FPI. J’ai accepté cette séquestration malgré mon âgé avancé et  avec mes maigres moyens, j’ai parcouru les localités de Téhini, Nassian et Doropo pour défendre la cause de Laurent GBAGBO aux villageois. Dieu merci en 2000, il est venu au pouvoir.


En novembre 2010 dernier, malgré mon état de santé, je me suis levé très tôt le matin pour participer au vote comme tout citoyen ivoirien. J’ai estimé que ma voix était utile pour notre leader Laurent GBAGBO.
Depuis l’annonce des résultats et avec tout ce qui a suivi, je passe des nuits blanches, mon état de santé se dégrade davantage.
A Abobo où je vivais mes vieux jours jusque là dans ma maison de retraite, je passais la journée avec mes voisins à échanger sur l’actualité politique et souvent sur les passages de la bible. Je suis chrétien catholique.
Avec ce que j’ai entendu et vu à Abobo non loin de chez moi, j’ai décidé de quitter cette commune qui est devenue inhabitable. Je suis avec ma famille chez un de mes enfants, situation oblige et c’est un cri de cœur que je te lance.
J’ai suivi avec attention tout se qui se passe actuellement dans notre pays, j’ai lu beaucoup, analysé la situation, observé les faits et gestes de chaque acteur et j’ai compris malgré moi que mon fils Laurent Gbagbo a perdu les élections passées. Jusque là, je ne pouvais pas comme mes camarades du FPI l’accepter.
Tu sais, mon fils Philippe,
Un homme politique français du nom de Michel Lenoir disait en 1987 : « Il vaut mieux perdre les élections que de perdre son âme » et ayant médité sur cette pensée, je me permets de t’écrire cette lettre pour attirer ton attention sur certains faits car je pense que ton rôle aujourd’hui est de convaincre ton frère Gbagbo pour qu’il accepte la situation. Je pense qu’il a perdu son âme.
Dans ce combat qu’il mène, où sont passés ses hommes de main ? Pourquoi ne les entend-t-on pas ? Où sont passés AMANI N’GUESSAN Michel, MAMADOU Coulibaly… et même Paul YAO N’DRE ? Pour ne citer que ceux-là. Je suis maintenant convaincu que ceux-ci  savent tout comme toi, que GBAGBO a perdu les élections. « Dieu ne laisse jamais ses enfants » et s’il était dans le droit chemin, le temps lui aurait donné raison. Le « temps est l’autre nom de Dieu » ne dit-on pas. Plus les jours passent, plus il est humilié, livré à lui-même et perd ses forces. Jusqu’à quand va-t-il se battre et se débattre ? Tout s’effrite autour de lui, ne vois-tu pas. Dieu n’abandonne pas ses enfants quand ils sont dans le droit chemin. En lui disant la vérité de Dieu, tu restes de son coté et tu l’aides à ne pas souffrir. Je sens qu’il souffre dans sa chair et qu’il a mal.
Si tu braves toutes les difficultés pour le rencontrer et le ramener à la raison, l’histoire de la Côte d’Ivoire retiendra en lettres d’or qu’à un moment de convulsion de notre jeune démocratie, tu as posé un acte qui aura sauvé la Nation. En ce moment, tu mériteras pleinement tes étoiles qui brillent encore.
Mon fils, la Côte d’Ivoire ne sera pas détruite par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. J’ai entendu les bruits d’armes lourdes à Abobo, vu les corps jonchés les rues. Toi, tu n’es pas encore venu voir de tes propres yeux, mais saches que c’est insoutenable.
Ton parti pris conduit progressivement ce beau pays au chaos. Pendant qu’il est encore temps, tu dois prendre tes responsabilités et dire à ton frère que ça suffit car les familles se meurent. Ceux qu’on tue à longueur de journée ne sont pas tous RHDP et même s’ils l’étaient, sont des Ivoiriens, des ivoiriens frères de ceux du camp LMP.
La tenue militaire que tu portes te demande beaucoup de discernement et  ton métier de soldat ne te permet pas d’être au service d’une personne mais d’une nation.
Tu as le devoir de protéger la nation ivoirienne et son peuple. Le sang des ivoiriens a trop coulé. Tu le sais et tu dois te ressaisir.
Les hommes sur qui tes éléments tirent ne sont-ils pas aussi des êtres humains? En quoi le “pouvoir” de Laurent Gbagbo est-il supérieur à la vie des Ivoiriens que les hommes sous tes ordres assassinent tous les jours?
Que défends-tu ? Le maintien de ton frère au pouvoir malgré sa défaite ou le peuple de côte d’Ivoire qui a porté son choix sur notre adversaire ? Et puis tes éléments qui tombent chaque jour au cours des affrontements est un signal de Dieu. Cette défaite quotidienne est le signe qu’ils ne sont pas dans la vérité sinon, Dieu les aurait protégé et affaibli l’ennemi.
Mon fils, plusieurs personnes t’ont lancé des appels à la raison. Tu es resté muet. Au plus profond de toi, tu sais que ces appels sont justes.
A cause de ton parti pris pour le mensonge, ta foi chrétienne a pris un coup : Dieu est vérité.
Je te rappelle qu’un militaire ne fait pas la politique. Sinon il devient dangereux (excuse-moi pour ces mots forts qui traduisent mon état d’esprit).
Mon fils Philippe, soit lucide et courageux. Arrête de soutenir le mensonge et demande à ton frère Laurent Gbagbo de s’en aller pour le bien des Ivoiriens. S’il ne veut pas, oblige-le. Il pourra revenir dans 5 ans et nous serons toujours derrière lui.
 
Un instituteur à la retraite
Ex-domicilié à Abobo

jeudi 24 février 2011

La SIR,Le Directeur général Joël Dervain arrete!

K.A

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Note circulaire aux fournisseurs de la SIR

Madame, messieurs,

Nous vous informons que le contexte de crise que traverse la Côte d`Ivoire, aggravé par les sanctions prises par l`Union européenne et par la fermeture progressive de l`ensemble des banques ivoiriennes à capitaux privés à laquelle nous assistons, place la Sir dans l`impossibilité de poursuivre son fonctionnement normal à savoir : l`impossibilité d`achat de brut, l`arrêt des installations de raffinage, l`impossibilité de transactions financières.

Cette situation étant constitutive d`un cas de force majeure, nous vous informons que la Sir est contrainte de suspendre l`exécution de ses obligations (commerciales ou contractuelles) avec votre société à compter de ce jour.

Nos services sont à votre disposition pour organiser et arrêter les aspects pratiques de cette suspension. Nous espérons sortir rapidement de cette situation difficile afin de permettre la reprise de notre collaboration. Nous vous tiendrons informés dès que les conditions permettront un retour à la normale. Comptant sur votre compréhension, veuillez agréer, mesdames, messieurs, l`expression de nos sentiments distingués.

Fait à Abidjan le 22 février 2011
Le Directeur général
Joël Dervain

Côte d'Ivoire : les affrontements "très inquiétants" s'étendent

Sur fond de poursuite d'affrontements à Abidjan, des combats ont débuté dans l'ouest du pays entre les partisans du président sortant Gbagbo et les rebelles du Nord, favorables à son rival Ouattara.
  


Sur fond de poursuite d'affrontements à Abidjan, des combats ont débuté dans l'ouest du pays entre les partisans du président sortant Gbagbo et les rebelles du Nord, favorables à son rival Ouattara.C'est une escalade dans la lutte pour le pouvoir en Côte d'Ivoire qui oppose depuis près de trois mois les deux prétendants à la présidence. Des combats ont débuté dans l'ouest du pays entre les partisans du président sortant Laurent Gbagbo et les rebelles du Nord, favorables à son rival Alassane Ouattara, ont déclaré jeudi la mission des Nations unies et l'armée ivoirienne.

C'est une escalade dans la lutte pour le pouvoir en Côte d'Ivoire qui oppose depuis près de trois mois les deux prétendants à la présidence.
Des combats ont débuté dans l'ouest du pays entre les partisans du président sortant Laurent Gbagbo et les rebelles du Nord, favorables à son rival Alassane Ouattara, ont déclaré jeudi la mission des Nations unies et l'armée ivoirienne.
Source TF1

le temps de la révolution en Côte d'Ivoire

Je voudrais partager avec vous une réflexion sur la révolution annoncée par le Premier Ministre Soro Guillaume.

Comme moi, vous avez pu vous rendre compte qu'en dehors de quelques manifestations durement réprimées par le régime dictatorial de Gbagbo, l'appel à la révolution n'a pas été suivi partout, dans Abidjan.

Les ivoiriens sont, en ce moment, préoccupés par la fermeture inopinée des banques. Nombres d'entre eux sont en train d'imaginer ce qui va leur arriver dans les semaines à venir. Il est important de noter que les ivoiriens et habitants de la Côte d'Ivoire ont encore de l'argent et peuvent, pour l'instant, s'approvisionner sur les marchés, s'amuser en boîte de nuit, s'approvisionner carburant et circuler librement. On peut donc dire que malgré l'inquiétude, la vie poursuit son cours normal en ce moment.

En Tunisie, la population avait un ennemi commun. Toute la population voulait en finir avec le régime de Ben Ali. En Côte d'Ivoire, nous ne sommes pas encore à ce point. Il existe encore deux blocs ennemis. Le bloc Ouattara et le bloc Gbagbo qui dispose encore de l'armée ou du moins d'une partie de l'armée, toujours prête à réprimer dans le sang. Il est donc difficile de lancer une révolution en ce moment. Il faut de la patience. Le moment viendra où une révolution peut-être lancée en Côte d'Ivoire.

En effet, selon moi, il existe trois conditions essentielles comme préalable à une révolution en Côte d'Ivoire:
1) lorsque les populations n'auront plus d'argent. Du fait de la fermeture des banques (même la banque du trésor devrait fermer bientôt, selon une amie qui y travaille),
2) lorsque le Nigéria arrêtera sa livraison de carburant à la Côte d'Ivoire.
3) lorsque les ivoiriens et ivoiriennes et les habitants de la Côte d'Ivoire seront isolés du reste du monde. C'est à dire, lorsque les ambassades de France, des Etats Unis (si ce n'est encore fait) arrêteront de délivrer des visas et que des compagnies aériennes de référence telles Air France, SN Brussels (qui de toute façon ne fait plus un taux de remplissage intéressant à Abidjan) Royal Air Maroc, Ethiopian Air lines arrêteront de desservir la Côte d'Ivoire. Le pays sera totalement isolé du monde entier.

Les effets conjugués de ces trois conditions entraîneront une révolution que PERSONNE n'aura besoin de lancer. Comme en Tunisie, PERSONNE n’appellera le peuple dans la rue.  LE PEUPLE descendra de lui-même pour chasser Gbagbo et ses suiveurs.  Le nombre de victime ne sera, dans ce cas, pas aussi important que ce que nous observons aujourd'hui. L'armée se rangera du côté du peuple, de toute façon, et rétablira certainement la démocratie.

Avant cela, toute révolution, toute manifestation de rue, sera tout comme emmener des moutons à l'abattoir vu la répression à laquelle s'adonne "l'armée" fidèle à Gbagbo.

A ce jour, les ivoiriens commencent à réfléchir et doutent progressivement que le combat de Gbagbo soit véritablement à leur avantage. J’ai entendu des inconditionnels de Gbagbo dire que le combat de Gbagbo est voué à l'échec et donc ils ne voient plus la nécessité de le soutenir. 


Nombreux se sont abstenus de se rendre à la fête de la liberté qui du reste est passé inaperçu à Yopougon, fief Abidjanais de Gbagbo. D'autres inconditionnels par contre, pensent que Gbagbo devrait quitter le pouvoir pour éviter de faire souffrir le peuple, même s'ils estiment que Gbagbo a gagné les élections.

Ceci est nouveau comme fruit de réflexions de certains ivoiriens acquis à la cause de Gbagbo. C'est le fruit des sanctions économiques qui sont en train de faire progressivement leurs effets. Il faut donc attendre patiemment le moment, le bon moment, pour la révolution. Ce moment n'est plus loin. Il est proche.

A bientôt pour d'autres réflexions sur la crise ivoirienne.
http://venancekonan.com/aspx/mes-ecrit/contributions/3421-temps-rvolution-Cte-dIvoire.html

mardi 22 février 2011

Rencontre au Golf hier / ADO : « C’est la mission de la dernière chance »

Ould Mohamed ( Pdt du Panel): “ Nous ne sommes pas au bout de nos peines »

Costume sombre assorti d’une cravate à fines rayures… Le visage rayonnant, illuminé par un large sourire. On peu le dire, Alassane Ouattara (Ado) affichait une pleine santé hier.



Une santé que sa réclusion prolongée au Golf ne semble pas avoir altérée… En tout cas, c’est dans un bel état d’esprit et avec un moral visiblement haut, qu’Alassane Ouattara, déclaré président élu par la commission électorale indépendante, a reçu le panel des chefs d’Etat arrivé en Côte d’Ivoire en vue de trouver une issue à la crise post-électorale en Côte d’Ivoire.

Ouattara a pris un bain de foule et serré plusieurs mains dans le hall de l’hôtel et dans la salle de réunions. Des photos, il en a pris des centaines avec de nombreuses personnes, comme pour donner une preuve de vie. Ado est donc bel et bien en vie. 
Et c’est Jacob Zuma qui, le premier, est arrivé au Golf. Suivront Idriss Deby Itno (Tchad), Jikaya Kikwete (Tanzanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) qu’il a accueillis à leur descente du véhicule. Serrant la main à chaque chef d’Etat, Ado faisait part de « son embarras », relativement à l’incident survenu la veille et qui a fait avorter sa rencontre avec eux. De fait, la rencontre du panel avec lui, initialement prévue le lundi 21 février 2011 au soir, n’a finalement pu avoir lieu. Dans l’entourage de M. Ouattara, on expliquait avoir voulu ainsi manifester son mécontentement devant l’absence de représentant de l’Afrique de l’Ouest au sein de la délégation. Alassane Ouattara, qu’entouraient, notamment, le Premier ministre Guillaume Soro, Gervais Kacou ( ministre des Affaires étrangères), Amadou Gon Coulibaly ( secrétaire général de la présidence) et Marcel Amon Tanoh ( directeur de cabinet du président), a échangé, à huis clos, pendant un peu plus de 2 heures d’horloge, avec la délégation conduite par Mohamed Ould Abdel Aziz ( Mauritanie). Dans son message de bienvenue, ADO a salué l’arrivée des membres du Panel et rendu un hommage appuyé à la Cedeao, dont aucun membre n’était pourtant présent dans la délégation.

Le stop de Zuma à ADO

L’organisation sous-régionale, selon lui, « a pris à bras le-corps le problème ivoirien et n’a ménagé aucun effort pour la résolution de la crise ». Alassane Ouattara s’est dit, par ailleurs « impressionné par le travail qui a été fait par les experts de l’UA ». Aux panelistes, Alassane Ouattara a fait remarquer que la mission-ci « est celle de la dernière chance ». « Le pays, a-t-il ajouté, traverse une grave crise », relevant les « tueries » enregistrées ces derniers jours». A ce stade de son discours, Jacob Zuma l’interrompt net. Pour dire les choses de façon prosaïque, Zuma lui a coupé la parole… « Monsieur le président, vous rentrez dans le vif du sujet. Nous allons en débattre tout à l’heure… C’est pour trouver une solution à tout ça que nous sommes là », a-t-il fait remarquer, avant de laisser Ouattara poursuivre son speech. Dans l’entourage de Ouattara, on a manifesté son mécontentement, qualifiant de « maladroit » le fait, que Jacob Zuma « qui n’est pas le chef de la délégation du Panel », ait interrompu, le président Ouattara alors.

Quoi qu’il en soit, Ado a poursuivi, soulignant que cette mission était celle de la dernière chance. « Notre pays traverse une période très difficile et pour nous, votre mission constitue la mission de la dernière chance. Parce que toutes les missions qui vous ont précédés, toutes ces missions ont eu un même message, pour l’ancien président et moi-même, en lui disant que j’exercerais le pouvoir pacifiquement, et que j’avais gagné les élections et que je devais lui assurer une sortie honorable.

Malheureusement, à la date d’aujourd’hui, ce n’est pas chose faite », a fait remarquer le président Ouattara. Pour sa part, le président mauritanien, Mohamed Ould Aziz, a invité les Ivoiriens au sacrifice « pour trouver, une solution qui puisse sauver la Côte d’Ivoire ». « Nous ne détenons pas de solutions miracles, mais avec les efforts des deux camps, nous entreprendrons ensemble.

Nous sommes dans la nécessité absolue de trouver une solution. Je vais vous dire d’emblée que nous ne sommes pas au bout de nos peines. On ne se fatiguera pas, on ne se fâchera pas » a dit le président mauritanien, avant d’inviter tout le monde à vider la salle pour faire place aux travaux.

Armand B. DEPEYLA