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mercredi 16 mars 2011

Dans les coulisses d'addis abeba

Le Président Ouattara n`a pas besoin d`interprète

Pour son premier voyage à l`extérieur en tant que président de la république de Côte d`Ivoire, Alassane Ouattara était sans interprète. Maîtrisant parfaitement et correctement l`anglais, le chef de l`Etat ivoirien s`est entretenu avec ses collègues sans intermédiaire. C`était un dialogue direct. Un atout de plus qui ne l`encombrera pas dans ses missions.

Ouattara a choqué Affi

Nous vous l`avons dit dans notre précédente édition. Affi N` guessan et Alcide Djédé voulant peut-être prouver qu`ils ne reconnaissent pas M. Ouattara comme Chef de l`Etat de Côte d`Ivoire n`ont pas daigné se lever pour aller le saluer. Très courtois et humble, le Président Ouattara s`est dirigé vers eux pour aller leur serrer la main. Chaleureusement et avec un grand sourire. Car après tout, même égarés, ce sont ses compatriotes. Mais sans manquer de choquer expressément peut-être Affi qui, selon lui, n`avait pas bonne mine et qui paraissait amaigri alors que, dira-t-il lui qui vit en réclusion au Golf Hôtel respire la grande forme. Affi a beau s`expliquer qu`il va bien, il n`a pu convaincre le chef de l`Etat et sa suite.

Palabres entre le camp Gbagbo et un journaliste de "Le Monde"

Après être reçus par les chefs d`Etat membres du haut niveau du panel, il avait été formellement demandé aux représentants de Gbagbo tout comme au président de la république Ouattara de ne point faire de déclaration avant la réunion du conseil de paix et de sécurité de l`UA qui se réunissait dans l`après midi ce même jour. Si le président Ouattara a respecté cette consigne, le camp Gbagbo, lui, va la fouler aux pieds. Après des échanges de coups de fil, disons les injonctions d`Abidjan, Affi, Alcide Djédjé et Dallo (l`ambassadeur sortant de Côte d`Ivoire auprès de l`UA) vont emboucher leur trompette pour dire avant même que le CPS ne rende publiques ses propositions et solutions contraignantes qu`ils rejettent lesdites propositions. Parce que la victoire de M Ouattara, ajoutera Affi, n`est pas étayée de preuves. Un journaliste de "Le Monde", Jean Sébastien Mora qui a voulu savoir ce que propose le camp Gbagbo alors pour mettre fin à l`escalade de violence en Côte d`Ivoire, a été servi d`injures et de menaces. Parce que sa question serait inspirée par le président français Nicolas Sarkozy. L`ambassadeur sortant Dallo est allé même jusqu`à dire que son père est mort pour la cause de la France lors de la 2e guerre mondiale en 1945 alors que ce pays arrête de se jouer de la Côte d`Ivoire et blablabla. Mora, stupéfait, n` a eu qu`une seule réaction face à ce volcan langagier des représentants de Gbagbo. Le journaliste, après leur avoir fait savoir qu`ils sont décevants, a indiqué à Dallo qu`il est lui-même Algérien et qui connait l`histoire est censé ne pas ignorer la guerre de libération qui a eu lieu dans ce pays. Son intervention était empreinte d`ironie et de leçon. Affi, Alcide et Dallo n`ont plus ouvert la bouche.

Le Président Ouattara démet l`ambassadeur Dallo de ses fonctions

Le chef de l`Etat Ouattara a reçu vendredi en sa résidence de Sheraton Addis le Premier ministre Ethiopien Meless Zenawi qui l`a félicité pour sa brillante élection à la tète de l`Etat de Côte d`Ivoire.

A la fin de leur entretien, le chef de l`Etat a remis à son hôte la lettre d`accréditation du nouvel ambassadeur de Côte d`Ivoire en Ethiopie. En attendant la réponse pour M. Ouattara, Dallo ne doit plus et ne peut plus agir au nom de la Côte d`Ivoire aussi bien auprès de l`Ethiopie que de l`UA. Précisons que pendant que le Chef de l`Etat était à Addis-Abeba, le véhicule de la Côte d`Ivoire au-devant duquel flottait le drapeau ivoirien était affecté à Affi et Alcide Djédjé. Le président Ouattara ne s`en est pas préoccupé. Lui à qui il a été affecté un véhicule présidentiel et une escorte présidentielle.

Me Aka Félix a gâté son nom à Addis-Abeba

Il a été plaider et défendre une cause perdue d`avance. Dans les couloirs du siège de l`UA à Addis-Abeba, on apercevait ça et là la silhouette de maître Aka Felix. Qui rédigeait ou proposait à Affi l`argumentaire à soutenir. A la fin du CPS, la délégation du camp Gbagbo n`a rien obtenu. Plus grave, elle a été humiliée à la réunion du conseil de paix et de sécurité de l`UA.L`ambassadeur Dallo aurait d`ailleurs grondé l`avocat de la cause perdue Me Aka Félix pour les avoir orientés sur la mauvaise piste. Ce qui leur a valu cette humiliation. Dallo s`est apparemment emporté parce que l`avocat déplacé depuis Abidjan aura coûté des frais pour rien. Me Aka, respectueux juriste et bien connu en Côte d`Ivoire, aura gâté son nom dans cette affaire pour rien. Yako Aka pour les injures de Dallo encaissées.

Une équipe dynamique autour du président Ouattara

La petite équipe qui a accompagné le président Ouattara à Addis-Abeba a été formidable. Chacun jouant parfaitement et très bien son rôle. Les ministres Gon, Kacou Gervais, Mabri Toikeusse, l`ambassadeur Yousouffou Joseph Bamba venu spécialement de New York où il siège auprès de l`ONU, les conseillers Mamadi Diané, Masséré Touré, le jeune mais très dévoué Chef de cabinet Sidi Touré ont travaillé d`arrache-pied aussi bien à Addis-Abeba qu`à Abuja. Nous n`oublierons pas aussi le rôle joué par les hommes de l`ombre que sont MM Soro, Jean Claude Ndri, Eric Taba (du protocole) et l`équipe de sécurité.

Pourquoi le Chef de l`Etat peut former son gouvernement sans les représentants de LMP

C`est un diplomate avec qui nous avons eu à échanger à Addis -Abeba qui nous a fait savoir que le chef de l`Etat Ouattara ne peut pas faire le bonheur du camp Gbagbo contre son gré. Lmp dit ne pas reconnaitre les solutions du panel et du CPS de l`UA. Ce qui, en d`autres termes, veut dire qu`elle rejette aussi automatiquement la solution du gouvernement d`ouverture. Le président Ouattara qui sera investi dans quelques jours a déjà accusé un retard de 102 jours sur son mandat. Va-t-il ou doit-il attendre que le camp Gbagbo soit d`accord avant de mettre en place son équipe gouvernementale complète? Pour notre interlocuteur, M Ouattara doit, après son investiture, former son gouvernement sans Lmp. Un remaniement pourrait intervenir dans un semestre quand ceux-ci seront gagnés par la raison ou le bon sens. Et quand on aura aussi terminé avec les législatives, un autre scrutin aussi déterminant. Dans le fond comme dans la forme, ce diplomate n`a pas tort. Même si le président Ouattara a promis former un gouvernement d`ouverture par souci de cohésion nationale, il n`est pas obligé de tenir cette promesse maintenant. Il ne doit pas se laisser dicter la loi LMP. Le peuple attend beaucoup de lui, il ne doit donc pas se laisser distraire.

Par DKZ, Envoyé spécial à Addis-Abeba

dimanche 13 mars 2011

Gbagbo joue son va-tout à l'arme lourde

Laurent Gbagbo ne veut toujours pas céder son fauteuil. Bien au contraire. Samedi matin, ses troupes sont passées à l'offensive à Abobo, un quartier du nord d'Abidjan acquis à son rival Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale. 


Appuyés par des blindés et deux hélicoptères, équipés de lance-roquettes RPG, ses fidèles ont attaqué Abobo durant plusieurs heures pour, affirment-ils, y rétablir l'ordre et ramener la paix totale.

Quartier le plus peuplé d'Abidjan, ville dans la ville peuplée d'1,5 million d'habitants, Abobo est devenu l'épicentre de la crise en Côte d'Ivoire. En milieu de soirée, les tirs d'arme lourde entendu dans la journée ont cessé. Aucun bilan des victimes n'était disponible.  Le camp Ouattara a qualifié cette opération - la première d'envergure depuis le début de la crise post-électorale fin novembre - «d'offensive du désespoir» du pouvoir. Pour Patrick Achi, porte-parole du gouvernement, Gbagbo et ses partisans de Gbagbo sont «acculés, le dos au mur. Il ne leur reste que le spectre de la guerre civile, de susciter la terreur». Il a ajouté : «A un kilomètre de distance (d'Abobo), ils tirent des obus, à l'aveugle, qui tombent sur des maisons de civils. La majorité des tués sont des civils innocents, ce ne sont pas des affrontements militaires contre militaires».

Une attaque déclenchée deux jours après le sommet de l'Union africaine

L'objectif avoué des Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à Gbagbo était de «débarrasser Abobo des terroristes». Une source à l'état-major ajoutait: «Ca passe ou ça casse». Cette brutale dégradation de la situation est intervenue deux jours après un sommet de l'Union africaine, à Addis Abeba (Ethiopie), qui a reconnu le président élu Alassane Ouattara, dont c'était la première sortie officielle depuis trois mois. Une position que le camp Gbagbo a catégoriquement rejetée.

Samedi soir, le président sortant Laurent Gbagbo a appelé «toute la population à rester calme», annoncant qu'il «s'adressera bientôt à toute la Nation». Le président sortant a tenu «à rassurer la population quant à l'issue certaine de cette crise post-électorale», selon un communiqué lu à la télévision ivoirienne.

Un soldat de l'ONU blessé

Par ailleurs, un Ghanéen de la mission de l'ONU a été blessé samedi à Abidjan dans l'attaque d'un véhicule civil de l'Onuci. Plusieurs témoins ont identifié les agresseurs comme des jeunes pro-Gbagbo. Pendant ce temps, Alassane Ouattara enchaînait les rencontres avec ses alliés régionaux. Après le Nigeria et le Burkina, il est attendu au Sénégal.

Laurent Gbagbo refuse de quitter la présidence de la Côte d'Ivoire depuis l'élection contestée du 28 novembre remportée, selon des résultats certifiés par les Nations unies, par Alassane Ouattara. Les appels de l'Onu comme les médiations de l'Union africaine ont échoué. Depuis, la violence a gagné le pays entre les partisans de Ouattara et ceux de Gbagbo, faisant des centaines de morts et plus d'un demi-million de personnes ayant fui le pays, selon l'ONU. 
LeParisien.fr

vendredi 11 mars 2011

Revue de presse ce 11 mars 2011

Nous,membres de la maree blanche  présentons nos condoléances les plus attristées aux familles des victimes de la barbarie du Jeudi Noir et de toutes celles tombées sous les balles assassines du dictateur Laurent Gbagbo.



La réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’ONU qui s’est ouverte depuis hier et qui prend fin ce jour, retient l’attention de toute la presse.


A cet égard, l’AGENCE FRANCE PRESSE (AFP)  qui qualifie de cruciale la réunion de l’UA, indique que les cinq présidents membres du "panel" de l`Union africaine sur la crise ivoirienne ont entamé leurs débats mercredi en fin d`après-midi. Ce "panel", ajoute l’agence de presse, doit reprendre ses discussions à huis clos jeudi matin, puis soumettre ses conclusions dans l’après-midi à une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l`UA, à laquelle ont également été conviés les deux protagonistes de l`élection.

Aujourd’hui donc, note l’AFP, Alassane Ouattara qui a accepté d’effectuer le déplacement d’Addis-Abeba, sera entendu par le Conseil de paix et de Sécurité de l’UA. Ce qui ne sera pas le cas pour l’ex-président, Laurent Gbagbo qui s’est plutôt fait représenter.
En outre, l’AFP qui souligne que M. Ouattara est arrivé à l`aéroport d`Addis Abeba mercredi soir peu avant 22h00 locales (19h00 GMT) ; indique également que du côté du camp de Laurent Gbagbo, l’on avoue ne pas attendre grand-chose de cette réunion de l’UA : ‘’On ne négocie pas les résultats d`une élection, il n`y a rien à négocier", a averti mercredi à Abidjan Laurent Dona-Fologo, président du Conseil économique et social ivoirien.

LE PATRIOTE qui s’intéresse justement à l’arrivée du Président Alassane Ouattara à Addis-Abeba, affiche à sa Une : «  Tapis rouge, motards, gyrophares… Ouattara accueilli en chef d’Etat ».
Poursuivant, le journal qui indique que « Addis-Abeba va clore le débat », constate que « C’en est fini pour Laurent Gbagbo (…) Il ne compte que 2 soutiens au CPS ».
Et pour finir, le tabloïd propose de lire la réaction du Président de la République, SEM. Alassane Ouattara, à son arrivée à Addis-Abeba, hier : « Je suis confiant ». Tout simplement !

LE NOUVEAU REVEIL qui affiche, lui également, à sa manchette : « Accueil présidentiel pour ADO » à Addis-Abeba, rapporte que le Président Alassane Ouattaraa été accueilli comme il se doit avec les honneurs dus à son rang. Le tapis rouge lui a été déroulé et il a été escorté par des motards jusqu`à son hôtel.
Le journal ajoute que la délégation du Chef de l’Etat ivoirien est composée de MM Albert Mabri Toikeusse (ministre du Plan et du développement), Amadou Koné (représentant des Fn), Mamadou Diané (directeur de cabinet), Sidi Touré (chef de Cabinet) Koné Mahamadou et de Mme Masséré Touré (cellule de Communication).
Sur place, elle a trouvé l`Ambassadeur Youssouf Bamba de la Côte d`Ivoire à l`ONU et le Ministre Gervais Kacou des Affaires Etrangères.
Si pour le Président de la République, SEM. Alassane Ouattara, tout se passe très bien, il n’en est pas de même pour les représentants de Laurent Gbagbo, assure le tabloïd.
Qui souligne que l’on est sans nouvelles de Affi N`guessan et Alcide Djédjé, partis pourtant pour Addis-Abeba depuis le mardi dernier.

NORD SUD QUOTIDIEN qui souligne que la médiation africaine en Côte d’Ivoire rend son verdict aujourd’hui, écrit que ‘’Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Idriss Deby Itno (Tchad) et Blaise Compaoré (Burkina Faso) se pencheront donc pour la seconde, et peut-être la dernière fois, sur le dossier ivoirien’’.
Par ailleurs, explique le journal, Laurent Gbagbo qui est conscient de sa défaite, à donc décidé ‘’d’humilier l’Union Africaine’’ en ne se rendant pas à Addis-Adeba comme demandé par l’UA pour trancher définitivement sur la question.

Pour L’EXPRESSION qui s’intéresse davantage à l’absence de Laurent Gbagbo en Ethiopie, le constat est clair et simple : « Gbagbo fuit le face-à-face avec Ouattara ».

L’actualité nationale de ce jour est également parquée par d’autres points.
Forces Républicaines de Côte d’Ivoire / FAFN et FDS créent la nouvelle armée

A en croire NORD SUD QUOTIDIEN et LE PATRIOTE, un nouveau pas a été franchi dans la construction de la nouvelle Côte d’Ivoire, c’est la création l’armée républicaine tant espérée.
En effet, notent les journaux, ‘’les forces armées qui se sont rangées derrière le président élu démocratiquement, Alassane Ouattara, ont décidé de formaliser leur union autour de la patrie. Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), nées de la fusion des Forces armées des Forces nouvelles et des éléments des Forces de défense et de sécurité (Fds) qui ont rallié le camp de la légitimité, représentent de ce fait l’embryon de la nouvelle armée tant attendue par les Ivoiriens’’.

Guillaume Soro annoncé à Man, samedi prochain :
Selon LE PATRIOTE et L’INTELLIGENT D’ABIDJAN, le Premier ministre, Guillaume Soro, pourrait se rendre à Man le samedi 12 mars 2011, pour féliciter ses soldats après la prise aux mains des FDS pro-Gbagbo des localités comme Zouan-Houhien, Bin-Houé, Toulepleu …
Cette annonce a été faite par Konaté Sidiki. « S’il plaît à Dieu le Premier Ministre Soro Guillaume viendra vous saluer ce samedi à Man », a révélé le ministre aux FAFN devenues désormais Forces Républicaines.

La résidence de Youssouf Bakayoko attaquée, un proche tué
L’INTELLIGENT D’ABIDJAN, LE PATRIOTE, LE NOUVEAU REVEIL… rapportent que le domicile du président de la CEI situé à Marcory-Résidentiel a été pillé et saccagé par des jeunes patriotes, hier. Seydou Tériboum, son garçon de maison, qui surveillait la maison en l’absence de son patron Youssouf Bakayoko, a été tué par les « assaillants ».

Décret d’interdiction de survol du territoire ivoirien
Le gouvernement illégitime de Laurent Gbagbo a pris, hier, un décret interdisant le survol du territoire ivoirien par les hélicoptères de l’ONUCI et de la de force Licorne.

FRATERNITE MATIN qui relaye l’information, publie une photographie d’un avion de type MI-24 appartenant à l’ONUCI ; et s’interroge à sa Une : « l’ONUCI en Côte d’Ivoire, mission de paix ou de guerre ? ».

Pour LE PATRIOTE, en prenant la décision de fermer l’espace aérien à l’ONUCI et à la Licorne, « Laurent Gbagbo veut empêcher Ouattara de rentrer ».
C’est le même constat que font LE NOUVEAU REVEIL et L’INTELLIGENT D’ABIDJAN, qui affichent respectivement à leur Une :
« Fermeture de l’espace aérien. Gbagbo veut-il empêcher le retour d’ADO à Abidjan ? ».
« Le gouvernement Aké N’Gbo décrète : ‘’Ouattara interdit de retour à Abidjan’’ ».

Terminons la revue de presse de ce jour avec l’AGENCE FRANCE PRESSE (AFP) qui indique que le président des Etats-Unis Barack Obama a fermement condamné mercredi les violences "odieuses" commises contre des civils en Côte d`Ivoire, renouvelant son appel au président sortant Laurent Gbagbo pour qu’il remette les rênes du pouvoir à Alassane Ouattara.
"Je condamne fermement les violences odieuses contre des civils sans armes
en Côte d`Ivoire. Je suis en particulier atterré par les meurtres de civils
commis (...) lors de manifestations pacifiques, dont nombre de femmes", a
déclaré M. Obama, que cite l’AFP, dans un communiqué.

Extraits tirés de la revue originale d’I.B.T (RHDP-Presse)
Résumé proposé par N.C (RHDP-Communication).

Le choix à Gbagbo: partir d’ici 2 semaines avec garantie d’immunité totale ou finir au TPI après l’humiliation

Côte d’Ivoire -Le choix à Gbagbo: partir d’ici 2 semaines avec garantie d’immunité totale ou finir au TPI après l’humiliation



Hier jeudi à Addis Abeba, Affi N’GUESSAN a pris la parole devant les 15 pays membres du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. Il a tenté de convaincre de la victoire de Laurent Gbagbo, mais les mêmes arguments connus de LMP n’ont guère ému les chefs d’Etat. 
Le panel a donné deux semaines à Laurent Gbagbo pour partir du pouvoir avec des garanties qu’il ne sera pas poursuivi. Au delà des deux semaines, l’Union Africaine ne garantit plus de protection au président sortant.
 Une autre porte de sortie lui est offerte en cas de départ volontaire, à travers la possibilité de participer à la désignation du Premier ministre et du ministre de l’intérieur, à travers le CPC de Ouaga maintenu.
 La mise en place du gouvernement d’ouverture offre une bonne perspective de sortie au camp Gbagbo. Le seul problème réside dans les ambitions de Laurent Gbagbo. La nomination d’un haut représentant de l’UA faisant un peu contrepoids à Choi, le représentant de Ban Ki Moon semble être une victoire pour le camp Gbagbo.
 Mais Gbagbo n’a que deux petites semaines pour accepter encore la dignité ou s’enfoncer davantage dans le gouffre. Partira volontairement ou partira par la force ? Dans 15 jours nous le saurons.
Hervé Coulibaly

Propositions du panel de l`Union africaine - Voici le communiqué de la 265è Réunion du Conseil de paix et de sécurité

Le Conseil de paix et de sécurité de l`Union africaine (UA), en sa 265ème réunion,tenue le 10 mars 2011, au niveau des chefs d’Etat et de Gouvernement, a adopté la décision qui suit sur la situation en Côte d’Ivoire :

Le Conseil,



1. Prend note du rapport du Groupe de haut niveau pour le règlement de la crise en Côte d’Ivoire, créé aux termes du paragraphe 6 du communiqué PSC/AHG/COMM(CCLIX) adopté lors de sa 259ème réunion tenue le 28 janvier 2011 [Document PSC/AHG/2(CCLXV)].

Le Conseil prend également note des déclarations faites par le Président Alassane Dramane Ouattara, ainsi que par le représentant de S.E. Laurent Gbagbo ;



2. Réaffirme l’ensemble de ses décisions antérieures sur la crise postélectorale que connaît la Côte d’Ivoire depuis le 2ème tour de l’élection présidentielle, le 28 novembre 2010, reconnaissant l’élection de M. Alassane Dramane Ouattara en qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire;



3. Félicite le Groupe de haut niveau pour son engagement et les efforts soutenus qu’il a déployés dans la recherche d’un règlement pacifique à la crise actuelle en Côte d’Ivoire. A cet égard, le Conseil rend hommage aux Présidents Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie, Jacob Zuma d’Afrique du Sud, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Jakaya Kikwete de Tanzanie et Idriss Déby Itno du Tchad, ainsi qu’aux Présidents des Commissions de l’UA et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Dr. Jean Ping et M. James Victor Gbeho, pour leur contribution à la recherche d’une solution à la crise actuelle en Côte d’Ivoire. Le Conseil félicite également tous ceux qui ont apporté leur coopération au Groupe de haut niveau dans l’accomplissement de son mandat. Le Conseil exprime son appréciation au Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki‐moon, pour l’appui apporté au Groupe, à travers son Représentant spécial en Afrique de l’Ouest, Said Djinnit ;



4. Exprime sa grave préoccupation face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire et humanitaire, depuis la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle. Le Conseil note que, faute d’une solution rapide à la crise actuelle, la Côte d’Ivoire risque de sombrer dans une violence généralisée aux conséquences incalculables pour ce pays, ainsi que pour la région et l’ensemble du continent ;



5. Réitère sa ferme condamnation de toutes les exactions et autres violations des droits de l’homme, menaces et actes d’intimidation, ainsi que des actes d’obstruction de l’action de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), et déplore profondément les pertes en vies humaines et actes de destruction de biens intervenus dans certaines parties de la Côte d’Ivoire; PSC/AHG/COMM.1(CCLXV)



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6. Réaffirme sa conviction que la crise postélectorale en Côte d’Ivoire requiert une solution politique d’ensemble qui permette de préserver la démocratie et la paix, et favorise une réconciliation durable entre tous les Ivoiriens ;



7. Fait siennes les recommandations du Groupe de haut niveau telles que contenues dans le rapport du Groupe de haut niveau et entérine les propositions faites en vue d’une solution politique d’ensemble à la crise en Côte d’Ivoire, qui offrent une base viable pour une sortie de crise permettant de concilier le respect de la démocratie et la quête de la paix.

A cet égard, le Conseil rappelle les dispositions du paragraphe 6 (c) du communiqué de sa 259 ème réunion affirmant que les conclusions du Groupe, telles qu’elles seront entérinées par le Conseil, seront contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes;



8. Demande au Président de la Commission de nommer un Haut Représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble, telle qu’entérinée par le Conseil, et de mener à bien le processus de sortie de crise selon les modalités ci‐après :

(i) tenue, sous l’égide de l’UA et de la CEDEAO, dans un délai de deux semaines maximum, de négociations entre les parties ivoiriennes afin d’élaborer un schéma de mise en œuvre despropositions du Groupe de haut niveau telles qu’entérinées par le Conseil, avec l’octroi de toutes les garanties nécessaires pour tous les acteurs concernés, en particulier le Président sortant, S.E. Laurent Gbagbo,

(ii) mobilisation de l’appui des partenaires de l’UA en vue de la conclusion rapide de l’Accord de sortie de crise, et

(iii) soumission, à une réunion du Conseil, d’un rapport exhaustif sur les résultats de ses efforts ;



9. Demande aux parties ivoiriennes d’apporter leur entière coopération à la mise en œuvre effective, dans les délais impartis, des propositions du Groupe, ainsi que de s’abstenir de toute action de nature à compliquer la situation et le processus de sortie de crise ;



10. Souligne sa détermination à prendre, à la lumière des résultats des négociations visées au paragraphe 8 (i) du présent communiqué, et sur la base des instruments pertinents de l’UA, toutes les mesures que la situation appellerait ;



11. Demande au Président de la Commission de transmettre la présente décision au Conseil de sécurité des Nations unies, à la CEDEAO et aux autres partenaires de l’UA;



12. Décide de rester activement saisi de la question