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mardi 1 mars 2011

Le drame des populations d`Abobo

Triste, ce qui se vit, depuis quelques jours, à Abobo. 
Commune sinistrée, abandonnée par la quasi-totalité de ses habitants fuyant les affres des violences armées et des bruits d`armes devenus leur lot quotidien. 


Cette commune, caractérisée par sa densité démographique réputée être l`une des plus peuplées du District d`Abidjan s`est vidée de son monde. Bouclier des combats, qui font rage dans leurs quartiers respectifs, notamment PK 18, transformé en champ de bataille, les populations d`Abobo n`ont eu d`autre choix que de migrer vers d`autres communes voisines, voire éloignées. 
Pathétique, le spectacle qu`il a été donné de voir ces jours-ci dans les artères de cette partie nord de la capitale économique ivoirienne. 
Les foules immenses arpentant les ruelles des quartiers pour se frayer un chemin et éviter les zones des affrontements pour rallier soit la commune de Cocody, juste à côté ou Adjamé, centre du District d`où elles peuvent trouver un moyen de transport pour s`orienter qui à Yopougon, qui à Marcory, Port-Bouët et d`autres lieux pour rejoindre des parents et amis susceptibles de les héberger. Commencé par de petites vagues d`individus, l`exode s`est accentué par milliers d`habitants fuyant les combats entre un commando dit mystérieux et les éléments des forces de défense et de sécurité (FDS). 

Au delà du traumatisme des bruits d`armes jamais entendus, ce sont des corps des fois des plus atrocement exécutés, que les ``Abobolais`` sont contraints d`enjamber devant leurs portes. En plus des risques de balles perdues qui en rajoute à la psychose généralisée. Mieux, après des semaines de combats et autres violentes manifestations, qui paralysent toute activité dans la commune, Abobo, commune morte, est devenue invivable pour ceux des plus caciques de ses habitants, qui voudraient demeurer sur place.

Plus de marché, plus de nourriture pour les populations de la commune déclarée persona non grata pour les usagers du transport en commun ou de marchandises. Du coup, l`exode s`est imposé à tous comme unique et ultime solution, à moins de choisir de périr au milieu des bruits d`armes, qui continuent de tonner chaque nuit, et ont instauré une ambiance de cimetière dans certains quartiers.

A part les rafales sporadiques dont on ne peut que deviner les auteurs, aucune vie n’y existe. Depuis quelques jours, des familles possédant des véhicules, ont organisé des secours pour sortir leurs parents de la commune, devenue zone à risque. Au passage, certains de ces automobilistes n`hésitent pas à prendre une ou deux personnes à bord pour alléger la marche généralement à des personnes âgées et femmes enceinte parmi les fuyants. Sur notre passage, des images non moins émouvante comme ce vieillard, visiblement un octogénaire, qui avec son épouse, n`ont pas jugé utile de suivre le mouvement migratoire, après avoir laissé leurs enfants se fondre dans la foule des passants.

Pouvaient-ils avoir d`autre choix que de rester sur place? Ont-ils, cependant fait le bon choix, en s`exposant à la famine et à toutes les pénuries dont la commune d`Abobo est l`objet? Triste pour ce couple, qui n`a plus personne dans son voisinage avec qui deviser et vers qui crier secours en cas de difficulté. Qu`en est-il des migrants? Un passage dans la commune de Cocody montre que bien de ces déplacés ne jouissent pas d`un sort aussi meilleur que le couple resté sur place. 

A l`abri d`une station service à Angré, quartier faisant frontière avec la zone ouest de la commune d`Abobo, des dizaines de familles, fatiguées de la marche, attendent de savoir où s`orienter, après avoir pu fuir les combats. Si certains ont la chance d`être accueillis dans des familles, tous ne jouissent pas de la même fortune. 
D`où les rabattements vers les centres des religieux de plus en plus envahis par les migrants. Aujourd`hui, ils sont des centaines de milliers d`habitants d`Abobo, qui squattent des petits endroits dans des familles, contraintes, par ces temps difficiles, de les recueillir. Quand ce n’est pas le cas, ce sont dans des missions catholiques que bien de ces déplacés ont trouvé refuge. 
Un vrai drame humanitaire, à l`orée de la saison des pluies, que vivent écoliers, élèves, étudiants jetés de force dans les rues. Dire que leurs parents, il y a trois mois, étaient loin de s’imaginer ce cauchemar auquel ils sont contraints aujourd`hui. Depuis quelques jours, les violences gagnent aussi Yopougon. Une autre commune dont des habitants ont commencé à fuir certains quartiers, tels Port-Bouët 2, Wassakara et Fêtê, gagnés à leur tour par les violences, pour d`autres quartiers plus paisibles. Combien de temps ce drame va-t-il durer ?

Vivement que le panel des chefs d`Etat commis pour trouver une solution contraignante à la crise post-électorale, rende son verdict pour que cessent ces tueries et autres affres quotidiens qui font fuir les populations.

Publié le mardi 1 mars 2011   |  L'Inter

Message du Chef du Commando Invisible

Mise au point du Commando invisible: Notre chef n`est pas IB

Nous apprenons depuis ce lundi que certaines personnes s'attribueraient la paternité de l'insurrection armée actuellement en cours dans la Commune d'Abobo.

Ces pratiques qui ne sont pas nouvelles, visent en réalité à mettre à mal la cohésion et la mobilisation au sein de nos forces, au moment où les combats contre les forces armées fidèles au dictateur Laurent Gbagbo ne sont pas encore gagnés.

C'est vrai que la victoire a plusieurs pères, mais nos succès contre les hommes du dictateur Laurent Gbagbo sont le fait d'hommes et de femmes de courage qui aiment leur pays, et qui malgré les dangers ont choisi de nous aider au nom de la Côte d'Ivoire.

Le commando invisible, le moment venu, par la voix de son maître à penser rétablira les faits, sans exposer ceux et celles qui l'aident dans l'ombre.

Le commando invisible appelle les Ivoiriens à la sérénité et leur demande de poursuivre la mobilisation dans tous les quartiers d'Abidjan pour le départ du dictateur Laurent Gbagbo, afin que triomphe la Démocratie en Côte d' Ivoire.

Abidjan, le lundi 28 février 2011
Au nom du Peuple martyrisé d'Abobo

COMMANDANT SILENCE, Chef du Commando Invisible

dimanche 27 février 2011

Flash Info: Point de la situation à 16h 40

Il faut avoir le courage de le dire. Le commando Invisible et les valeureux soldats ralliés prennent progressivement Abidjan.
La ligne de front se situe à cette heure à l'entrée d'Angré (après pétro ivoire), l'arrêt Dokui (juste après le zoo) et à Filtisasc (à quelques mètre d'Adjamé). 
Disons que Abidjan est presque TOMBE.
Vive la revolution!Vive les combattants de la liberte!
Vive les defenseurs du peuple meurtri!

Côte d'Ivoire: signal hertzien de la TV publique coupé à Abidjan

ABIDJAN - Le signal hertzien de la TV publique ivoirienne était coupé dimanche dans la région d'Abidjan à la suite de combats dans la nuit entre forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et des insurgés armés autour du centre émetteur, a-t-on appris auprès de la chaîne.

Selon des habitants, les violents combats ont opposé les Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales à M. Gbagbo, et le groupe armé dans le quartier d'Abobo (nord), favorable à Alassane Ouattara - reconnu chef d'Etat par la communauté internationale - et théâtre d'affrontements cette semaine.

Situé à Abobo, le centre émetteur de la télévision publique RTI, média contrôlé par le régime Gbagbo, a été atteint durant les échanges de tirs, ont indiqué des habitants et un technicien de la chaîne.

"L'un des émetteurs hertziens a reçu des balles", a rapporté à l'AFP ce technicien, précisant que la coupure du signal concernait la région d'Abidjan. "On s'attelle à réparer", a-t-il dit.
La RTI pouvait cependant toujours être regardée via un bouquet satellitaire.