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mardi 13 mars 2012

Jeannot Ahoussou-Kouadio nommé Premier ministre en Côte d'Ivoire

Par RFI
Le nom du nouveau Premier ministre de Côte d'Ivoire a été annoncé ce mardi 13 mars en milieu de journée. Il s’agit du désormais ex-ministre de la Justice Jeannot Ahoussou-Kouadio, membre du PDCI et très proche de l'ancien président Konan Bédié. Ce choix n’est pas une surprise.

Il aura attendu presque un an avant d’accéder à la Primature. Jeannot Ahoussou-Kouadio est l’homme présenté par l’ancien président Henri Konan Bédié, au chef de l’Etat Alassane Ouattara, pour qu’il lui confie la tête du gouvernement, après la présidentielle de 2010. Une nomination contrariée par la crise post-électorale et la gestion de la sortie de crise depuis avril 2011.
Mais après les législatives de décembre dernier, largement remportées par le RDR (Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire), le PDCI (Parti démocratique de la Côte d'Ivoire) a fait entendre de plus en plus sa voix, pour demander à Alassane Ouattara d’honorer une promesse faite entre les deux tours de la présidentielle, de nommer à la primature, un membre du PDCI. Le PDCI qui a largement contribué à l’accession d'Alassane Ouattara à la tête du pays.
Jeannot Ahoussou-Kouadio, le nouveau Premier ministre, est un avocat d’affaires, militant historique du PDCI, mais il a surgi sur la scène politique nationale avec la présidentielle de 2010. Il détenait le portefeuille de ministre d’Etat chargé de la Justice depuis l’élection d’Alassane Ouattara fin 2010, et il était numéro 2 du gouvernement Soro qui a démissionné jeudi dernier.
Le nouveau chef du gouvernement devait, une nouvelle fois, aller voir le président Ouattara en milieu d’après-midi et on devrait connaître la liste du nouveau gouvernement, ce mardi soir ou au plus tard mercredi matin.

tags: Côte d'Ivoire - Politique Côte d'Ivoire

mardi 1 mars 2011

La crise ivoirienne sur Facebook et Twitter

La crise ivoirienne se vit aussi sur Facebook et Twitter
Par Christophe Champin / Patricia Blettery
http://www.rfi.fr/node/441097

A la faveur de la crise que traverse la Côte d’Ivoire, la diffusion de l’information emprunte des chemins de traverse. Les blogs, les réseaux sociaux et la téléphonie mobile jouent un rôle de plus en plus important. Ils sont souvent à la source de l’information et envoient au monde entier des nouvelles de Yopougon, Abobo ou Cocody.

Qu’ils soient sur place ou à l’étranger, les Ivoiriens, déjà très nombreux sur les réseaux sociaux, utilisent de plus en plus cette voie pour s’informer. Dans chaque camp, les pages Facebook se multiplient en faveur de l’un ou l’autre président du pays. Pendant la campagne, les équipes de Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara avaient déjà développé des pages officielles. Mais beaucoup d’autres ont fait leur apparition. Les blogs jouent également la carte du « contre-pouvoir » avec des prises de positions tranchées à la mesure de la scission de la société. On s’y échange points de vue, petites infos, articles, vidéo, voire interviews audio, sur la crise, avec des commentaires, le plus souvent partisans en fonction de la tendance défendue. Pour beaucoup d’entre eux, ces réseaux sont devenus une source alternative d’information. Elle leur permet de disposer à la fois d’une revue de presse multimédia et de se transmettre les dernières faits et gestes des acteurs de la crise. Elle permet également aux membres de la diaspora de participer, de loin, au débat sur la vie politique de leur pays.
Dans les deux camps, les réseaux sociaux sont une forme de « contre-médias ». Du côté des partisans de Laurent Gbagbo, il s’agit de faire barrage, au « complot politico-médiatique », comme ils le disent, contre le président proclamé par le Conseil constitutionnel, en partageant avec les autres Facebookers pro-Ggabgo tout ce qui va dans le sens de leur poulain, notamment des vidéos contredisant systématiquement les positions du camp Ouattara et de la « communauté internationale ». (Voir la video diffusée sur Facebook à la gloire de Laurent Gbagbo, intitulée « Un chef n'est pas un chiffon » )
Dans le camp Ouattara, l’objectif est bien sûr inverse, à savoir partager le maximum d’informations allant dans le sens du chef de l’Etat reconnu par la communauté internationale. Il s’agit, par exemple de contrecarrer l’omniprésence de la télévision nationale RTI, fidèle à Laurent Gbagbo, en diffusant des éléments de Télé Côte d’Ivoire, une chaîne pirate fidèle au président reconnu par la communauté internationale. ( Voir la vidéo )
Les scoops sont sur Twitter
Mais l’autre révolution, se déroule sur Twitter, le réseau de microblogging, qui, selon certains, prendrait le pas sur Facebook et même sur les grands médias, en publiant de nombreuses infos, voire des scoops. C’est sur ce réseau que l’on signale au matin du 27 février que la RTI, télévision publique ivoirienne, ne diffuse plus sur Abidjan : une information confirmée par la suite par les médias internationaux.
Twitter est peut-être donc en train de gagner la bataille de l’information. Grâce au « hashtag » #civ2010, les ivoiriens font sortir l’info hors des frontières. Les propos, à l’image des scènes de rues, se radicalisent comme l'a signalé @Sanders225, très actif sur Twitter. Pas de censure pour le moment comme celle vécue en Egypte. Il faut dire que les deux protagonistes se sont eux même saisis de l’outil avec des comptes personnels, conseillés en cela - et c’est sans doute leur point commun-, par des professionnels de la communication et des fervents défenseurs des TIC (technologies de l'information et de la communication).


Le danger des rumeurs
Beaucoup ont compris l’enjeu des réseaux sociaux en ces périodes de crise politique, y compris les propagateurs de rumeurs. Depuis de longues semaines, la plus insistante aura été celle de la « grave maladie », voire de la mort d’Alassane Ouattara. Elle s’est répandue comme une traînée de poudre, jusqu’à ce que des photos ou des vidéos le montrant en entretien avec des visiteurs, ne pouvant souffrir de contestation, viennent la battre en brèche. Pour autant, celle-ci continue à ressurgir régulièrement. Certes bien avant Facebook et autre Twitter, le bouche à oreille suffisait largement à faire passer ce type d’information. Ce fut le cas, pour l’ancien président guinéen Lansana Conté, donné maintes fois pour mort, des années avant son décès effectif, en décembre 2008. Mais l’apparition des réseaux sociaux est un excellent accélérateur de rumeurs.
 

Quelques liens:
Les blogs
Les blogs de l’Atelier des médias/RFI
  • Blog de Stéphane Goué
  • Blog d’Israel Yoroba
Sur Mondoblog/RFI
  • La page de Suy Kahofi
Comptes Twitter
  • http://twitter.com/#!/SenamBeheton
  • http://twitter.com/#!/Belligiani
  • http://twitter.com/#!/Darth_Sideous
  • http://twitter.com/#!/Sanders225
  • http://twitter.com/#!/DirectScoop
  • http://twitter.com/#!/yoroba
  • http://twitter.com/#!/LaurentGbagbo10
  • http://twitter.com/#!/AbidjanNews
  • http://twitter.com/#!/diabymohamed
Quelques unes des nombreuses pages Facebook liées à la crise ivoirienne

Autres
  • Le site du CIPJ, comité ivoirien pour la protection des journalistes
  • La page des obervateurs de France24
Pour une vue d’ensemble des ivoiriens connectés
  • Le billet de Edith Yah Brou sur l'Atelier des médias

lundi 21 février 2011

Parole de militant

Vous qui employez le mot patriote sans vraiment savoir ce que ce mot signifie,ouvrez vos yeux et vos esprits.
Ne soyez pas naifs. comment pouvez vous croire que c'est le President Allassane et la France qui sont responsable de la fermeture des banques?

Il faut savoir que les relations bancaires sont essentiellement basées sur la confiance. Et quand on a affaire a un brigand, voyou et braqueur comme koudou, il est clair qu'il n'a plus de cconfiance.
Remercie plutot ces banques qui ont eu le soucis de preserver ta petite épargne.

Nous devons tous savoir que le seul probleme de notre cher pays c'est Koudou laurent. Alors soyons au rendez vous de la victoire.VIVE LA REVOLUTION

jeudi 17 février 2011

L'ONU renforce ses « capacités de dissuasion » en Côte d’Ivoire

L'ONU renforce ses « capacités de dissuasion » en Côte d’Ivoire
Des soldats de l'Onuci dans les rues d'Abidjan.
Des soldats de l'Onuci dans les rues d'Abidjan.
Reuters / Luc Gnago
Par RFI
Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de prolonger de trois mois la présence des 500 hommes de la force de l'ONU au Libéria qui avaient été envoyés en renforts en Côte d’Ivoire. Les soldats de la Minul reçoivent en outre l'appui de trois hélicoptères de combat.

Cette nouvelle résolution du Conseil de sécurité marque un renforcement de la capacité de dissuasion des forces de l'ONU en Côte d’Ivoire. Les 500 hommes empruntés à la Minul au Libéria bénéficient désormais d'un mandat plus long, trois mois au lieu d'un.

Ils doivent également recevoir trois hélicoptères armés. Des hélicoptères de combat déjà réquisitionnés mais qui sont pour l'instant restés au Libéria. Ces appareils s'ajouteront à trois autres hélicoptères armés qui devraient être fournies par l'Ukraine dans les prochains mois.
Une dissuasion jugée nécessaire. L'ONU a constamment demandé des renforts pour ses casques bleus présents en Côte d’Ivoire, arguant que les patrouilles doivent faire face à une hostilité de plus en plus grande d'une partie de la population ivoirienne.
Le Conseil de sécurité avait déjà approuvé le mois dernier l'envoi de 2 000 hommes supplémentaires pour la mission de l'ONUCI. Mais ces renforts ne sont pas attendus en Côte d’Ivoire avant plusieurs mois.