Interview / Hamed Bakayoko (ministre de l’Intérieur) : "Bientôt, très bientôt, notre malheur sera derrière nous"
Après le massacre perpétré par les FDS pro-Gbagbo à Abobo, le jeudi dernier, Hamed Bakayoko, Ministre de l’Intérieur, assurant l’intérim de la défense, a été invité au journal de 20 heures de TCI. Après avoir déploré les morts, le ministre de l’Intérieur a invité les FDS pro-Gbagbo à se ressaisir.
Q : Monsieur le ministre, quels commentaires vous inspirent les évènements qui ont eu lieu à Abobo ?
Hamed Bakayoko : Avant de répondre à votre question, je voudrais dire que nous avons eu un choc. Je crois que nous sommes au-delà de l’imaginable. En attaquant à l’arme lourde, en laçant des obus sur un marché, dans des cours familiales, le camp Gbagbo a endeuillé profondément la Côte d’Ivoire. Il a déchiqueté, massacré des Ivoiriens. Je voudrais à cet instant, avec beaucoup d’émotions, présenter les condoléances du gouvernement et du Président de la République à toutes les familles des victimes. Je voudrais adresser ma compassion à tous les blessés, ils sont nombreux, ils sont exactement au nombre de 121. Je voudrais au nom du gouvernement demander pardon aux Ivoiriens, leur dire « yako », leur dire « i fô ». C’est un drame sans nom, un drame inqualifiable. Nous avons été en contact toute la journée avec ces populations en détresse, en train de pleurer, en train de crier. Je voudrais leur dire que le Président de la République est choqué, par ce qui vient de se passer. Le Président de la République, qui a adressé un message de paix et d’amour et à toutes parties, est choqué. Il présente ses condoléances à tous les Ivoiriens.
Q : Monsieur le ministre, il n’y a pas seulement qu’à Abobo où les populations sont massacrées. Dans toutes les communes aujourd’hui, les populations sont terrorisées. Comment mettre fin à ce drame ?
HB : C’est notre préoccupation première. Il n’y pas de honte à l’avouer, on connaissait la folie des hommes de Gbagbo, mais on n’imaginait pas que cette folie pourrait aller jusqu’à cette extrémité. Les Etats-Unis d’Amérique ont parlé à juste titre de « faillite morale ». Il y a un incroyable manque de considération pour la personne humaine, on tue avec une déconcertante facilité. On tue dans les quartiers, on brûle les gens. Nous sommes arrivés à un seuil de violence jamais imaginé en Côte d’Ivoire du fait de la volonté du camp Gbagbo, du Président sortant de s’accrocher au pouvoir. Comment arrêter cela ? Nous sommes à l’œuvre. Vous savez, ce matin (jeudi dernier, ndlr), le Président de la République a posé un acte fort. Il a signé l’ordonnance qui unifie nos armées. Il a instruit les militaires pour protéger le pays. Je voudrais profiter de votre micro, pour m’adresser aux militaires. Je pense qu’on parle des miliciens, mais il faut dire qu’il y a des policiers, des gendarmes, des FDS qui sont complices de tous ces crimes. Je voudrais leur poser une question : « qu’est-ce qui vous arrive ? ». Pour un homme qui veut se maintenir au pouvoir, vous oubliez vos frères, vous oubliez le pays. Vous tuez. Ces actes seront punis. Aujourd’hui, les forces impartiales grâce aux moyens technologiques, ont des photos et des films satellitaires, de ceux qui pillent, de ceux qui tuent. Ils auront à rendre compte. Pour cela, il faut qu’ils pensent à eux-mêmes, à leur avenir, qu’ils pensent à leurs familles, à leurs enfants. Tous ces commandants, tous ces gens qui ont de la famille, qui ont un avenir doivent se méfier. La Côte d’Ivoire ne changera pas. Cette situation ne peut pas durer longtemps. Il faut qu’ils arrêtent leur mouvement de folie. Je veux m’adresser encore au Général Mangou. Il y a des rumeurs sur son compte. Tout le monde sait que ces rumeurs ne sont pas fortuites, elles sont le signe d’un malaise. Nous sommes informés qu’il y a des désaccords dans l’armée. Il faut que ceux qui ne sont pas d’accord s’expriment, prennent leur responsabilité. Il faut qu’ils rejoignent le camp du peuple, il faut qu’ils rejoignent le camp de la République. Il faut qu’ils rejoignent les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, ndlr). Bientôt, nous allons entrer en action. Nous savons que la situation actuelle est très difficile, elle est même très dure. Mais je voudrais dire à nos compatriotes que nous mesurons pleinement les enjeux de la situation. Nous sommes à leurs côtés. Chacun de nous a un lien avec les familles de ceux qui meurent ou sont blessés. La tâche n’est pas facile, mais je voudrais rassurer tout le monde. Nous vaincrons. Nous sommes dans une situation d’un gouvernement légitime qui n’a pas les leviers de la force publique. C’est difficile. Il fallait s’organiser. Nous sommes très avancés dans notre organisation. Les nivaux de ralliements se font tous les jours. Je voudrais demander aux gens d’arrêter de nous appeler au téléphone pour dire qu’on est avec vous, mais on ne peut pas faire ceci ou on ne peut pas cela. Le destin de notre pays se joue maintenant. Les Ivoiriens meurent tous les jours. Ce n’est pas acceptable. On ne peut pas continuer avec ce comportement. Je voudrais demander au Président Gbagbo ce qu’il veut faire de la Côte d’Ivoire. Veut-il garder le pouvoir après avoir tué autant d’Ivoiriens ? Depuis quelques mois, il ne se passe pas un jour sans qu’un Ivoirien ne soit tué. Il faut que ça s’arrête. Nous demandons aux militaires, nous demandons aux gendarmes, nous demandons aux policiers, qui dans leur âme sont pour la République, de mettre fin à ces massacres.
Q : Cette boucherie intervient deux semaines après la première boucherie des femmes d’Abobo et 48 h après le message d’apaisement du Président de la République. Y voyez-vous une réponse à l’appel du président ?
HB : Le monde entier l’a vu, le Président est resté dans sa posture d’homme de paix et Président de tous les Ivoiriens, à l’écoute de l’initiative de l’Union africaine, pour donner une chance à une sortie pacifique de crise. Il a fait sa part. Il a tendu la main. Aujourd’hui en réponse, c’est une main ensanglantée qu’on lui tend. Ça suffit ! Je considère que le discours du Président est un grand discours. Il ne faut pas que les Ivoiriens se méprennent. Le Président Alassane Ouattara n’est pas Gbagbo, il ne sera jamais Gbagbo. Il ne fera pas du Gbagbo. Je sais que les gens attendaient des discours guerriers. Ce n’est pas la voie d’un chef. Il va rester à la tâche en tant que Chef de l’Etat, pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés ses compatriotes. Le problème auquel nous sommes confrontés, est un problème important, c’est un problème grave, qui est en train d’être réglé. Il sera réglé. Je peux vous rassurer qu’il sera réglé dans les jours à venir.
Q : Depuis quelques mois, les militants du RHDP sont désemparés, on reçoit chaque jour des appels de militants déboussolés, qui se sentent abandonnés. Que pouvez-vous répondre à ces militants qui pensent qu’on les tue chaque jour sans que rien ne soit fait pour leur défense ?
HB : C’est un sentiment que nous comprenons. Mais ils savent, ils connaissent le Président de la République. Ils connaissent son équipe. Il ne peut pas abandonner ses compatriotes. C’est vrai, aujourd’hui, nous avons assisté impuissant à ces actes odieux. C’est pourquoi, je voudrais demander pardon aux Ivoiriens. Nous sommes en train de tout faire pour mettre fin à cette situation dans le temps et dans l’espace. Ils peuvent nous faire confiance. Il y a des moments dans la vie des peuples qui sont des moments très difficiles. Nous devons surmonter toutes ces difficultés. La Côte d’Ivoire amorce la dernière ligne droite. Le Président Ouattara est en train de travailler à la naissance d’une nouvelle Côte d’Ivoire. Au moment où on a le sentiment qu’on ne peut plus, que c’est trop, c’est là qu’il faut aller chercher au plus profond de soi-même la dernière énergie pour faire un bond en avant. Aujourd’hui, nous sommes à cette étape. Nous ne devons pas nous décourager. Nous devons considérer que nous sommes à la fin.
Q : Monsieur le ministre, l’acte de ce matin (la réunification des armées, ndlr) peut-il être considéré comme un acte hautement important dans le processus de sortie de crise ?
HB : C’est un acte très important dans la mesure où cet acte s’inscrit dans l’Accord politique de Ouagadougou, qui stipulait qu’après l’élection, il fallait passer à l’unification des deux armées. Aujourd’hui, il a souhaité cela, parce qu’ il veut que cette nouvelle armée soit le creuset de tous ceux qui se reconnaissent dans la République et qui veulent agir pour la République et agir dans l’intérêt du peuple de Côte d’Ivoire, qui a placé sa confiance au Président Alassane Ouattara. C’est un moment important parce que beaucoup de militaires l’attendaient. Je pense qu’aujourd’hui, ils ont un instrument qui va leur permettre d’agir pour mettre hors d’état de nuire tous ces mercenaires, tous ces militaires zélés à la solde d’un homme.
Q : Quel message le Président de la République veut-il lancer par cette cérémonie, cet acte qu’il a posé ce matin?
HB : Un seul message. Il n’y en a pas deux. Nous savons que notre responsabilité est de protéger les Ivoiriens. Je crois bientôt que ces militaires vont se mettre en route pour protéger les Ivoiriens.
Q : Pensez-vous que cette armée pro-Gbagbo, dont certains se sont illustrés négativement va saisir cette opportunité, pour se réhabiliter ?
HB : C’est l’appel que le Président leur à lancé à travers son message. C’est vrai que cette armée a été instrumentalisée, elle est sous la menace. Mais dans la vie, à un moment donné, il faut prendre ses responsabilités. Il faut se lever, il faut dire non. Aujourd’hui, les hommes comme les Généraux Mangou, Kassaraté, Brindou doivent s’interroger. Tous ces morts, sont le fait de leur commandement. Demain, vont-ils se lever pour dire : « non, ce n’est pas nous » ? C’est aujourd’hui qu’il faut dire non par des actes courageux. Il faut faire comme la Tunisie.
Je l’avoue, ça a été long. Mais bientôt, très bientôt, cette misère va définitivement prendre fin. Nous demandons aux militaires de prendre leur responsabilité.
Q : Pour diriger cette armée, il faut des hommes de charisme, combien de temps est-ce que vous vous donnez pour nommer ces personnalités ?
HB : Pour des raisons évidentes, je ne peux pas répondre à cette question. Cela relève des prérogatives du Chef de l’Etat. Ce que je peux dire, c’est qu’en temps et en heure, vous serez informés des nominations de ces responsables.
Q : Quel commentaire faites- vous du discours à la nation du Président de la République ?
HB : C’est le discours d’un Chef d’Etat qui a une haute idée de ses charges. Il tend la main à nouveau, comme le monde entier le lui demande et comme les Ivoiriens le souhaitent. L’écoutant parler, je vois le Président Houphouët-Boigny. C’est cela la Côte d’Ivoire. Un Chef d’Etat qui à un discours rassembleur. Malgré ces chocs, le Président Alassane Ouattara est resté égal à lui-même.
Q : Justement, certains de vos militants attendaient un discours plus guerrier, compte-tenu de la situation qui prévalait. Cela n’a pas été le cas.
HB : Les gens doivent comprendre qu’on ne peut pas construire une Nation dans la violence. Il faut bâtir par amour. Aujourd’hui, nous avons un Président élu, qui attend la plénitude de la gestion de l’Etat et qui attend amorcer le développement de son pays et en face, vous avez le Président sortant, qui détruit. Il y a l’émotion dans la douleur. On peut répartir. Il faut transformer les jeunes ivoiriens désœuvrés en citoyens travailleurs…Tous ceux qui se battent pour une clique, payeront. Les 89 personnes qui composent cette clique ont sur leurs comptes 150 milliards de FCFA en Europe. Il s’agit de M Gbagbo, sa femme et les autres. Je ne comprends pas pourquoi ces jeunes se battent pour eux. Que gagnent-ils dans cette aventure, sans lendemain. On ne peut pas construire un pays en tuant continuellement ses habitants. Le Président Ouattara a un projet pour les jeunes. Il veut leur donner un meilleur avenir, en leur donnant du travail. Nous n’attendons que le départ de Laurent Gbagbo pour nous mettre au travail.
Q : On pensait que la main tendue du Président serait saisie par le camp adverse ?
HB : Ecoutez, comme vous, nous sommes toujours dans l’attente. Le président Gbagbo a fait un communiqué pour dire qu’il intervenait, bientôt. On attend. Nous sommes informés de ce que beaucoup de Chefs d’Etat l’appellent. Nous sommes informés de ce que lui-même est tiraillé. Il y a des faucons qui le tirent. Je voudrais m’adresser aux militants du FPI : « vous qui avez lutté depuis des années pour la liberté, pour la démocratie, parmi vous, il y a des hommes de conviction, vous avez mis Gbagbo au pouvoir, il a gouverné avec une clique. Une clique qui s’est enrichi et qui a dévoyé votre lutte. Aujourd’hui, cette clique est en train de conduire le pays dans un désastre et vous ne levez pas la voix pour dire non ». On apprend que Mamadou Koulibaly n’est pas d’accord, mais il est au Ghana. Il faut qu’il le dise, qu’il prenne rendez-vous avec l’histoire. On apprend également que le Pr Sery Bailly n’est pas d’accord, il faut qu’il le dise. Ce n’est pas acceptable qu’ils évoquent des questions de sécurité. Personne n’est en sécurité. Il faut qu’ils osent.
Q : Est-ce que le sursaut national auquel appelle le Président Ouattara, selon vous, est possible ?
HB : Le Président a parlé d’un sursaut ivoirien. C’est cette capacité qu’ont les Ivoiriens à surmonter ce genre de crise, à aller au-delà d’eux-mêmes. Il faut que tout le monde dise non à cette imposture, non à la haine pour porter un message d’espoir et de salut. Nous sommes arrivés au moment de ce sursaut salvateur. Il faut que la Côte d’Ivoire ne s’écroule pas comme les autres le souhaitent. Pourquoi n’y a-t-il pas de guerre civile ? Pourquoi n’y a-t-il pas de guerre religieuse ? C’est parce que la Côte d’Ivoire repose sur des ressorts solides. On se connait, on se pratique, on s’aime. Gbagbo le sait. Ils vont brûler des mosquées pour que demain, des musulmans aillent brûler des édifices religieux pour qu’ils disent : « voilà la guerre religieuse ». Ils vont piller les résidences des gens, alors qu’eux également ont des résidences, pour inviter les autres à attaquer leurs résidences, pour qu’ils brandissent le spectre de la guerre. Non, nous, nous avons une ambition pour la Côte d’Ivoire. Nous n’allons pas suivre ceux qui veulent nous tirer vers le bas dans la boue. Je dis aux Ivoiriens de nous faire confiance. Le chemin, je peux le dire a été long. Mais je peux le dire avec assurance, les choses vont prendre fin. Vous allez voir, comme tous les dictateurs, Gbagbo va s’arrêter. Parce que nul n’est éternel, encore moins dans ces conditions. Son règne de malheurs, de souffrances, de tueries, de massacres va prendre fin.
Q : Le Président a procédé à un vaste mouvement de nomination, des autorités préfectorales, dans quel but s’inscrit cette action ?
HB : Ce n’est pas un vaste mouvement, c’est un mouvement partiel pour répondre à l’attente des populations. Vous savez que nous avons fait le point et dans une vingtaine de localités, des préfets avaient déserté pour des questions de sécurité et autre. Nous avons fait ces nominations pour que ces préfets soient la courroie de relai entre l’action du gouvernement et les populations. Le Président de la République a souhaité que, malgré l’exercice difficile de ses fonctions, nous puissions régler des problèmes urgents d’eau, d’électricité. Le Président a signé un décret de nomination d’un préfet de région, celui de Touba et dix préfets de département. La liste sera divulguée par le communiqué du porte-parole du gouvernement.
Q : Il reste dix départements à pourvoir, dans combien de temps seront-ils pourvu ?
HB : Je pense que cela se fera dans les moments qui viennent. Comme je vous l’ai dit, très bientôt le Président de la République aura la plénitude de l’exerce de son pouvoir, il aura tout le temps pour organiser ces choses.
Q : Quand est-ce que le Président de la République sera-t-il installé ?
HB : Ecoutez, vous me donnez l’opportunité de prendre à témoin, la communauté internationale.
Depuis le mois de décembre, tout le monde savait la situation. Il y a eu cette initiative nouvelle du panel des Chefs d’Etat de l’UA, qui a abouti aux résultats que tout le monde connait. Le Président Ouattara a bel et bien gagné l’élection du 28 novembre. Le panel a demandé au Président sortant de partir. Déjà, la CEDEAO avait émis l’idée d’utiliser la force légitime. Cette décision de l’UA, le Gbagbo qu’on connait ne va pas l’accepter.
LP : Sera-t-on obligé de passer par la force légitime ?
HB : Cette situation ne doit pas durer plus d’une semaine. Elle est intenable. Nous n’avons pas voulu nous mettre à porte-à-faux avec la communauté internationale. La Côte d’Ivoire doit avoir le soutien de tout le monde entier, elle aura besoin de moyens importants pour la suite des opérations. Il ne faut jamais rejeter toutes les initiatives de paix, surtout pour un pays comme la Côte d’Ivoire. Je voudrais faire savoir que pendant les va-et-vient des différents médiateurs, Gbagbo s’est armé pour tuer les Ivoiriens. Aujourd’hui, on nous a engagés à prendre des mesures contraignantes. Le Président Ouattara a fait sa part. Le monde entier a apprécié son discours, sa méthode. En retour Gbagbo tue, il massacre. Je veux interpeller la communauté internationale, je veux interpeller l’ONU qui a certifié l’élection présidentielle. La communauté internationale est représentée ici par l’ONUCI. L’ONUCI ne peut pas accepter impuissante aux massacres des populations. C’est vrai que l’ONUCI fait beaucoup pour les populations, mais aujourd’hui dans leur mandat, il y a la protection des populations en danger. Or c’est à cela qu’on assiste aujourd’hui, à Abobo, à Yopougon, à Adjamé. Il faut anéantir les tueurs de Laurent Gbagbo. Il ne faut pas attendre après pour parler de génocide. Je voudrais dire à la communauté internationale qu’elle a pris une position, il faut que son attitude sur le terrain soit en cohérence avec cette position qu’elle a prise. Elle ne peut pas laisser Laurent Gbagbo dire non à l’appel de tout le monde entier. Il y a d’abord eu l’appel de son peuple qui lui a dit « non, je ne te vote pas, je vote Ouattara ». Ensuite, la société civile ivoirienne, elle s’est mobilisée, il y a eu la CEDEAO nos voisins, après l’Union africaine. Les grandes puissances ont tranché. Comment tout ce monde là peut dire une chose et lui seul peut tenir tête ? Il faut que la communauté internationale intervienne. J’interpelle également les cadres du FPI.
Q : Qu’attendez vous de la venue du haut représentant de l’UA ?
HB : Sa mission est claire. C’est de dire au Président Gbagbo de partir, pour que le Président Ouattara s’installe. Yao N’Dré et les membres du Conseil constitutionnel savent que ce sont eux qui ont mis la Côte d’Ivoire dans cette situation. Quel message laisseront-ils à leurs enfants. Ils n’ont pas dit le droit. Leurs arguments de dire qu’on ne pouvait pas reprendre l’élection ne tient pas. On a organisé deux tours de l’élection présidentielle avec un taux de participation de 84% au 1er tour et 81 % au 2eme tour. Le camp Gbagbo a émis des réserves dans 4 départements. Pour inverser les résultats, vous avez éliminé les résultats de 7 départements. C’est honteux pour le professeur de droit qu’il est.
Pour terminer, je voudrais vous féliciter pour le travail que vous abattez. Le Président de la République l’a fait. L’histoire vous donnera raison pour le choix que vous avez opéré. Aux Ivoiriens, je voudrais demander de ne pas douter. Bientôt, très bientôt, notre malheur sera derrière nous. La peur va changer de camp.
(Propos retranscrits par Thiery Latt)
samedi 19 mars 2011
Yopougon : Pilonnage à l’arme lourde de Port-Bouet 2
Le sous quartier Port-Bouët 2 de Yopougon, majoritairement peuplé de pro-Ouattara, a été l’objet d’intenses pilonnages avant-hier nuit « au Rpg7 et aux obus de mortier, des grenades offensives et défensives », selon des sources.
Des tirs à l`arme lourde ont été entendus pendant toute la nuit, de mercredi à jeudi, ont indiqué de nombreux habitants. Ces tirs ont été entendus dans un rayon de cinq kilomètres, qui couvre, notamment, les quartiers Ananeraie, Maroc, Niangon-Nord, Cité-Verte, Académie, la Sicogi et Niangon-Sud.
Nos sources soulignent, la présence, cette nuit, d`armes de guerre qui auraient fait de nombreux tués, dont des femmes, des enfants, l`Imam de la grande mosquée et plusieurs blessés par balles et éclats d`obus. "Il y a eu des tirs toute la nuit, c`était très fort, on n`a pas pu dormir.
Mais ce (jeudi) matin, cela s`est calmé", a indiqué cet homme vivant à proximité du secteur Port-Bouët 2. « Ma fille de six ans m’a réveillé la nuit pour me dire, Papa, je ne peux dormir, j’ai peur » témoigne, pour sa part un journaliste qui habite les environs. « C’était l’enfer. Comme si notre immeuble allait s’écrouler », ajoute Mme Y.T.C, résidante de l’immeuble qui abrite une agence de micro-finance.
Les violences sont désormais quotidiennes dans la capitale économique ivoirienne, avec des poches qui naissent un peu partout. Port-Bouët 2 est réputée zone criminogène dans la grande commune de Yopougon.
Dans l’après-midi du mercredi, exploitant une information de présence d’armes de guerre du « commando armé », les Fds s’étaient rendues sur les lieux aux fins de vérification.
Mais elles auraient essuyé des tirs d’hommes encagoulés. C’est de Port-Bouët 2 que des assauts sporadiques sont lancés dont le dernier en date a été l’attaque de la résidence du chef d’état-major, Philippe Mangou, le lundi 14 mars.
Il régnait hier un calme précaire sur la commune où la circulation était relativement paralysée, notamment par l’absence de gbakas, véhicules de transport interurbain.
Armand B. DEPEYLA
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vendredi 18 mars 2011
Abidjan: Paris condamne les massacres
AFP 18/03/2011
La France a condamné aujourd'hui un "massacre délibéré de civils" par des forces fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, après un bombardement qui a fait près de 30 morts la veille à Abidjan, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
"La France condamne avec la plus grande fermeté le massacre délibéré de civils par des forces agissant pour le compte de Laurent Gbagbo, qui a eu lieu hier au marché d'Abobo", fief de son rival Alassane Ouattara, a déclaré le porte-parole du ministère Bernard Valero au cours d'un point de presse.
Cette attaque à Abobo pourrait constituer un "crime contre l'humanité", selon l'ONU, qui a évalué à plus de 410 le nombre de morts dans les violences post-électorales en Côte d'Ivoire depuis la mi-décembre. L'escalade de la violence, en plein coeur de la capitale économique du pays, ravive la crainte de voir le pays à nouveau sombrer dans la guerre civile.
La France "réitère son appel à l'envoi sur le terrain, dans les plus brefs délais, d'une commission d'enquête internationale crédible, indépendante et impartiale, sous l'égide des Nations unies, pour faire toute la lumière sur ces exactions", a indiqué M. Valero. Paris, qui a, à l'intar de la quasi-totalité de la communauté internationale, reconnu Alassane Ouattara comme président légitime de la Côte d'Ivoire, veut voir les responsables de ces crimes "traduits le plus rapidement possible en justice".
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Quand Gbagbo appelle Blaise
Cher Wambi,
Avant que tu n’entames ton pèlerinage quotidien vers la place du marché, voici la nouvelle de la journée.
De sources dignes de foi, j’ai appris en effet, cher cousin, que, le président sortant de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, aurait téléphoné dans la nuit de mercredi à jeudi dernier au président burkinabè, Blaise Compaoré.
A quelle fin ?
Selon la même source, il aurait demandé l’intercession de Blaise pour une sortie honorable de la crise dans laquelle il s’est obstinément enlisé.
En d’autres termes, il serait enfin disposé à jeter l’éponge au profit d’Alassane Dramane Ouattara, notamment en se pliant aux dernières résolutions du panel de l’Union africaine sur la situation en Côte d’Ivoire.
Avant que tu n’entames ton pèlerinage quotidien vers la place du marché, voici la nouvelle de la journée.
De sources dignes de foi, j’ai appris en effet, cher cousin, que, le président sortant de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, aurait téléphoné dans la nuit de mercredi à jeudi dernier au président burkinabè, Blaise Compaoré.
A quelle fin ?
Selon la même source, il aurait demandé l’intercession de Blaise pour une sortie honorable de la crise dans laquelle il s’est obstinément enlisé.
En d’autres termes, il serait enfin disposé à jeter l’éponge au profit d’Alassane Dramane Ouattara, notamment en se pliant aux dernières résolutions du panel de l’Union africaine sur la situation en Côte d’Ivoire.
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Cri de coeur venant d'Abobo
Votre devoir Monsieur le président est de protéger votre population
Votre devoir Monsieur le président est de protéger votre populationSalut à tous , lisez ce cri d'un habitant D'abobo joint par téléphone,
Monsieur le président ADO ,
-la population qui t'a voté se fait tué
-la population qui est sorti marcher se fait tuer
-la population qui continue de vous faire confiance continue de se faire tuer
Monsieur le président soit vous êtes insensible à toutes les tueries qui ont commencé depuis mi-decembre ou soit c'est votre propre intérêt que vous cherchez , Monsieur le président , ça nous va droit au coeur, vos beaux discours mais ça nous enlève pas dans toute ses tueries ,
Votre devoir Monsieur le président est de protéger votre population sur toute l'étendue du territoire , et donc monsieur le président vous nous avez pas encore protégé ,
On espère tous que vous n'attendez pas L'UA pour protéger votre population ça serait manqué à votre devoir de président , de chef suprême de l'armée et de père de famille.
MAREE BLANCHE,alassane ouattara
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NOUS SOMMES FATIGUES DE MOURIR
Makatie Kone
NOUS SOMMES FATIGUE DE VIVRE DS LA CRAINTE;DS LA PEUR ET DS L'ANGOISSE
NOUS SOMMES FATIGUES DE COMPTER DE NOS MORTS.
NOUS SOMMES FATIGUE D'ASSISTER A TOUS CES MASSACRES ODIEUX
MONSIEUR LE PRÉSIDENT.
ON VOUS A FAIT CONFIANCE EN VOUS DONNANT NOS VOIX
ON VOUS A FAIT CONFIANCE EN ADHÉRANT A LA RÉVOLUTION
ON VOUA A FAIT CONFIANCE EN DONNANT NOS POITRINE POUR VOUS
ON VOUS A FAIT CONFIANCE EN PLAÇANT TOUT NOS ESPOIR EN VOUS
ON VOUS A FAIT ENCORE CONFIANCE ET NOUS CONTINUONS TOUJOURS.
MONSIEUR LE PRÉSIDENT.
TROP DE VIOLENCES
TROP D'ATROCITÉS
TROP DE MORTS
TROP DE DÉSOLATION
TROP DE TRISTESSES.
MONSIEUR LE PRÉSIDENT
LES FEMMES VOUS APPEL
LA JEUNESSE VOUS APPEL
LES IVOIRIENS VOUS APPEL
LA NATION TOUTE ENTIÈRE CRIE A VOUS.
MONSIEUR LE PRÉSIDENT
NOUS SOMMES MEURTRIE A TOUT LES SENS
FAITE QUELQUE CHOSE.
TROP C'EST TROP.
Makatie koné.
NOUS SOMMES FATIGUES DE COURIR
NOUS SOMMES FATIGUE DE VIVRE CACHE
NOUS SOMMES FATIGUE DE PLEURER
NOUS SOMMES FATIGUE DE FUIR NOS MAISONS
NOUS SOMMES FATIGUE DE VIVRE CACHE
NOUS SOMMES FATIGUE DE PLEURER
NOUS SOMMES FATIGUE DE FUIR NOS MAISONS
NOUS SOMMES FATIGUE DE VIVRE DS LA CRAINTE;DS LA PEUR ET DS L'ANGOISSE
NOUS SOMMES FATIGUES DE COMPTER DE NOS MORTS.
NOUS SOMMES FATIGUE D'ASSISTER A TOUS CES MASSACRES ODIEUX
MONSIEUR LE PRÉSIDENT.
ON VOUS A FAIT CONFIANCE EN VOUS DONNANT NOS VOIX
ON VOUS A FAIT CONFIANCE EN ADHÉRANT A LA RÉVOLUTION
ON VOUA A FAIT CONFIANCE EN DONNANT NOS POITRINE POUR VOUS
ON VOUS A FAIT CONFIANCE EN PLAÇANT TOUT NOS ESPOIR EN VOUS
ON VOUS A FAIT ENCORE CONFIANCE ET NOUS CONTINUONS TOUJOURS.
MONSIEUR LE PRÉSIDENT.
TROP DE VIOLENCES
TROP D'ATROCITÉS
TROP DE MORTS
TROP DE DÉSOLATION
TROP DE TRISTESSES.
MONSIEUR LE PRÉSIDENT
LES FEMMES VOUS APPEL
LA JEUNESSE VOUS APPEL
LES IVOIRIENS VOUS APPEL
LA NATION TOUTE ENTIÈRE CRIE A VOUS.
MONSIEUR LE PRÉSIDENT
NOUS SOMMES MEURTRIE A TOUT LES SENS
FAITE QUELQUE CHOSE.
TROP C'EST TROP.
Makatie koné.
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Wattao (FaFn) : “Beaucoup de Fds nous ont rejoint”
Après plus de trois mois passés à Abidjan, auprès de ses hommes dans le cadre de la sécurisation de l’hôtel du Golf, Ouattara Issiaka dit ‘’Wattao’’, chef d’état-major adjoint des Forces armées des Forces nouvelles (FaFn) est de retour à Bouaké pour ensuite rallier la ville de Séguéla où il assure par ailleurs les fonctions de commandant du groupement tactique 5.
Vous êtes de retour à Bouaké, quelles sont les nouvelles ?
Les nouvelles sont très bonnes. Comme on le dit, le capitaine hors de l’eau n’est pas un capitaine. Je me retrouve à Bouaké pour continuer le travail. Nous sommes maintenant une force républicaine et, il est temps d’aborder une autre stratégie de combat. C’est pourquoi, aujourd’hui, je suis revenu dans la zone pour retrouver mes hommes et continuer le combat. Je profite de l’occasion que vous m’offrez pour saluer tous nos commandants de zones pour le travail abattu sur le terrain pendant huit ans, parce qu’il faut le reconnaître, ça n’a pas été facile.
Quel est le moral de vos éléments restés sur place à Abidjan ?
Le moral est très haut compte tenu de ce qui se passe à Abobo. Personnellement, je leur tire mon chapeau parce que les gens ont dit qu’ils ne mangeaient pas et pourtant nous sommes à l’aise là-bas.
Pendant que vous étiez à Abidjan, beaucoup de rumeurs ont circulé à votre sujet. Un commentaire ?
On ne peut pas empêcher quelqu’un de dire ce qu’il pense, comme on ne peut pas empêcher quelqu’un de rêver. Mais, quand toi-même tu sais que tu es serein, tu es en paix avec ta conscience. Si tu ne te reproches rien, tu n’as rien à craindre. Et, c’est mon cas, aujourd’hui. Je suis serein. Tout ce que je fais, mon chef hiérarchique est au courant. Comme le Premier ministre est au courant de tout ce que je fais, je n’ai rien à me reprocher. Je suis tranquille et il faut laisser les gens raconter leur vie. Comme on le dit, je leur pardonne. Il faut pardonner parce que tout le monde ne sait pas ce qu’il fait. Moi, je suis sur mon droit chemin et je vous rassure, cette position m’a permis de savoir qui je suis. Cela a permis de savoir qui est vraiment Wattao, et qu’il est important. Parce que quand tu n’es pas important, on ne parle pas de toi. C’est quand tu peux finir quelque chose qu’on parle de toi. Cela m’a ragaillardi. Cela a raffermi ma position.
Quels sont vos rapports avec le président de la République, Alassane Dramane Ouattara ?
C’est mon président. Moi je suis un militaire, un soldat. Je ne peux pas avoir d’autres rapports avec lui, ni avec le Premier ministre, que des rapports de travail. Ils m’ordonnent, j’exécute.
Cela dit, quels sont vos rapports avec vos amis d’hier, Blé Goudé et Philippe Mangou ?
Depuis le début de la crise post-électorale, nous avons coupé les liens. Le mercredi avant la marche qui devait conduire le Premier ministre à la RTI (Radiodiffusion-Télévision ivoirienne, Ndlr), le général Mangou m’a contacté parce qu’on avait récupéré leur 12,7 mm avec quelques matériels. Apres cela, on a coupé les liens. Il ne faut pas voir la vérité et accepter de suivre le mensonge. Nous avions décidé d’aller ensemble avec eux parce que nous avions une mission bien déterminée, à savoir les inciter à aller aux élections. Et, nous avons réussi cette mission. Certains n’ont pas compris et ils nous ont traités de tous les noms. Aujourd’hui, je peux dire que la mission a été accomplie. L’élection a été bien organisée et on sait qui a gagné. Le peuple a choisi, il faut que tout le monde s’aligne. J’ai été étonné de l’attitude de Philippe Mangou, général de corps d’armée, qui a pensé que le mensonge pouvait l’emporter sur la vérité. C’était vraiment difficile. Aujourd’hui, il est en train de récolter les pots cassés. Demain, il va payer cher, parce qu’il a trahi la nation. Concernant Blé Goudé, on a fait une mission de paix ensemble et aujourd’hui, s’il ne veut pas suivre ce chemin, je le laisse continuer. Moi, je ne suis pas politicien, je suis militaire. Si j’étais avec eux, chacun allait connaître ma position. Je n’allais jamais rester au Golf, j’allais les rejoindre. Je suis toujours avec mes amis d’hier et nous combattons ensemble. J’espère qu’ils vont comprendre qu’ils sont dans une aventure sans issue. Il vaut mieux retourner à la maison et rentrer dans la République.
Abidjan s’embrase de plus en plus, d’aucuns accusent les Forces nouvelles d’être derrière le commando invisible, que répondez-vous ?
C’est vous qui m’informez. Je sais qu’il y a des combats qui se déroulent à Abobo. Et, ce que je peux en dire c’est que quand tu es acculé jusqu’à un certain niveau et que tu as le dos au mur, tu te retrouves face à ton destin. C’est ce qui est arrivé à la jeunesse d’Abobo. A force de les acculer, aujourd’hui, ils cherchent à se défendre et moi je loue leur courage et si je peux les appuyer, je les appuierai comme il se doit.
Avez-vous pu établir un contact avec ce commando invisible ?
Pour le moment, je n’ai aucun contact avec eux mais je suis en train de chercher les contacts et je suis sûr que nous nous croiserons.
Récemment des proches de IB, notamment Drigoné Bi Faya et Timité Ben Rassoul, ont fait des déclarations en lui attribuant la paternité du commando invisible. Quel est votre commentaire ?
Je ne savais pas qu’IB avait encore des hommes, mais si ce sont ses hommes, nous attendons de voir. Si c’est vérifié, je dirai que c’est une aventure. IB n’a jamais rien terminé, c’est un opportuniste. Alassane Dramane Ouattara a été élu, si nous le laissons pour aller prendre IB, c’est que nous voulons plonger la Côte d’Ivoire dans le chaos. Que chacun connaisse sa place pour que nous évitions de nous emmerder. J’ose croire qu’il sera habité par la sagesse pour ne pas, encore une fois, mettre la vie de certains jeunes en danger inutilement. Il ne pourra jamais diriger la Côte d’Ivoire, alors là, jamais. Il faut qu’il arrête.
Un rapprochement est-il encore possible ?
Il n’y a pas de rapprochement entre lui et moi. Vous savez que ma tête est mise à prix par IB. Quel rapprochement peut-il avoir entre lui et moi ? C’est ça le problème et je ne peux pas laisser M. Alassane Ouattara pour aller suivre IB. Tant qu’il ne comprendra pas qu’il est militaire et qu’il doit se mettre au service de la Côte d’Ivoire, en faisant la sécurité, en défendant le pays et non pour devenir président, nous ne pourrons jamais nous entendre.
La semaine dernière, il y aurait eu des tirs à Séguéla. Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?
A Séguéla, il n’y a rien eu. Les gens ont toujours trouvé des choses pour vouloir déstabiliser les Forces nouvelles. Lorsqu’il y a une petite mésentente entre deux éléments, nos ennemis extrapolent cela comme si le ciel est tombé à Séguéla. Il y a des choses plus graves à Abidjan et on n’en fait pas cas. A dire vrai, il n’y a rien eu à Séguéla. Je suis venu et je vais prendre ma place là-bas.
Parlant de Séguéla, un quotidien de la place a fait cas du retour de Koné Zakaria pour reprendre sa place en tant que Commandant de zone de cette localité…
Vous l’avez vu ? Vous savez qu’il y a parmi vous, des journalistes qui racontent n’importe quoi. Si Koné Zakaria veut venir, qu’il vienne. Il sera le bienvenu. C’est la même lutte qui continue. Je n’ai pas de problème avec lui. Celui qui pense qu’il peut enlever Gbagbo pour que Alassane Ouattara exerce son pouvoir, qu’il vienne et je vais le soutenir. C’est ça mon objectif aujourd’hui, c’est-à-dire comment installer le président démocratiquement élu. Le reste, je m’en fou. Et puis, je suis chef d’état-major adjoint, en principe mon poste n’est pas Séguéla. Si je trouve quelqu’un qui est capable de gérer Séguéla, je lui cède le poste puis je viens m’asseoir à l’état-major. Pour le moment, je suis à mon poste.
Jusqu’à présent aucune note de l’état-major ne vous a été signifiée à cet effet ?
En tout cas, jusqu’à présent, je n’ai vu aucune note de l’état-major ou du Premier ministre, ministre de la Défense, m’informant de cela. Donc, je continue mon travail.
Votre retour à Séguéla est prévu pour quand ?
Mon retour à Séguéla est prévu pour ces temps-ci. Je me suis un peu reposé ici, à Bouaké, parce que Séguéla, c’est le front.
C’est-à-dire ?
Séguéla est sur la ligne de front. Après Séguéla, vous avez Vavoua et après, c’est Daloa qui est là. Il se pourrait qu’à partir de Daloa, ils nous attaquent comme ils l’ont fait à Danané. S’ils nous attaquent, c’est l’occasion pour nous d’aller jusqu’à San-Pedro et jusqu’à Abidjan.
Concernant les lignes de front, on sait que votre poudrière a pris feu à Séguéla. Pensez-vous avoir les moyens matériels nécessaires pour tenir ?
Ce n’est pas ma poudrière qui a pris feu. C’est plutôt l’armement qui était au poste de garde. Vous savez, dans un service de garde, il y a toujours des armes à feu. C’est ce qui a pris feu. Ceux qui disent que ma poudrière a pris feu, qu’ils essaient d’attaquer Séguéla et ils verront si c’est avec des bois ou des cailloux que je me défendrai. Je souhaite qu’on essaie de me provoquer.
Après le sommet de l’Union Africaine qui confirme l’élection d’Alassane Ouattara à la présidence de la République, Laurent Gbagbo refuse toujours de quitter le pouvoir. Les Ivoiriens souffrent et le pays s’embrase. Que doit-on attendre des Forces nouvelles ?
Si on savait que Gbagbo allait se comporter ainsi, on ne partirait jamais comme ça à Abidjan. On serait parti avec l’esprit de guerre. Nous ne sommes pas partis avec la guerre dans la tête, parce que nous croyions en ce monsieur qui a fait croire à toute la nation que s’il perdait les élections, il céderait le pouvoir pacifiquement. Ce que les Ivoiriens peuvent attendre des Forces nouvelles, c’est que nous travaillons pour mettre Alassane Ouattara au pouvoir. Nous allons l’installer au palais avec l’accord et le soutien du Premier ministre, ministre de la Défense, chef des Forces nouvelles. C’est pour vous dire que M. Alassane Ouattara sera bientôt au pouvoir. Aujourd’hui nous ne sommes plus des rebelles. Donc personne ne peut nous accuser si on fait une offensive pour libérer Abidjan. Personne ne peut nous en vouloir. Mais avant, si on le faisait, on allait avoir à dos le monde entier.
Il ya des éléments de l’ancienne force gouvernementale qui veulent vous rejoindre…
Il y a beaucoup d’éléments des Fds qui nous ont déjà rejoints.
Mais il y en a qui sont encore septiques ?
Qu’ils restent dans leur scepticisme. Quand nous serons au pouvoir, ils resteront toujours septiques.
Ils ont sans doute peur pour leur sécurité…
De quelle sécurité parle-t-on ? Nous avons tous risqué nos vies. Celui qui ne risque rien n’a jamais rien. Il faut qu’ils acceptent de risquer.
Le jeudi 03 mars dernier, des femmes qui manifestaient pacifiquement à Abobo ont été massacrées par les forces pro-Gbagbo. Comment réagissez-vous face à cette barbarie ?
Vous savez, il faut beaucoup faire attention à la femme. Et Laurent Gbagbo n’a pas compris cela. Il s’est attaqué aux femmes. Depuis qu’ils ont tué ces sept femmes, les choses s’accélèrent. Et ça ira plus vite que prévu. Parce que la femme, elle est sacrée. Tirer sur des femmes aux mains nues. Que voulez-vous que Dieu fasse pour vous encore ? La Femme, c’est elle qui donne la vie. C’est comme s’ils ont bafoué nos mamans, c’est-à-dire eux-mêmes leur maman. Pensez-vous que de vrais Ivoiriens peuvent aller tuer leurs sœurs ivoiriennes ? C’est pour vous dire que c’est le déclin qui est arrivé. Et rien ne peut arrêter cela. Mais moi je dis qu’il n’est jamais tard pour bien faire. Ces militaires peuvent prendre leurs responsabilités, aujourd’hui, comme il se doit. Ceux qui ne veulent pas prendre leurs responsabilités, tant pis pour eux. Avec ou sans eux, nous irons jusqu’au pouvoir. Donc il faut qu’ils nous rejoignent maintenant pour qu’on parte ensemble, parce que nous sommes sur le bon chemin.
Tout est filmé, aujourd’hui. Ce qui est marrant, même quand on brûle quelqu’un, on filme. Ces images vont parler et demain, les coupables vont répondre de leurs actes. Ceux qui ont tiré sur ces femmes ont été filmés. Le char a été filmé. On connait ceux qui étaient dans ce char, ce jour-là. Demain, ils répondront. Il faut que chacun soit conscient aujourd’hui de l’acte qu’il pose. Comme Gbagbo lui-même l’a dit, quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer. Comme ces derniers n’ont pas su s’envoyer, ils vont répondre demain. Et je suis sûr et certain que ceux qui ont commis ce crime se disent que c’est la fin de leur carrière. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire pour redorer leur blason. Mais comme on dit souvent que quand tu fais du bien, le mal que tu as commis auparavant peut être à moitié pardonné, on verra. Je sais que certains ont compris. Chaque jour que Dieu fait, on s’appelle et beaucoup vont nous rejoindre.
Quel message lancez-vous à l’endroit des populations, de vos frères d’armes des Fds-Ci encore indécis ? Et aussi à l’endroit des miliciens et des mercenaires ?
D’abord, je voudrais lancer un appel à la communauté internationale pour leur demander de faire en sorte que les deux journalistes de TVNP, injustement emprisonnés à la MACA, soient libérés car, ce ne sont pas des militaires. Ce sont de simples journalistes qui se rendaient à Abidjan dans le cadre de leurs activités professionnelles. Aux populations ivoiriennes, je dirai tout simplement que chaque peuple a une histoire. Les Etats-Unis et la France ont eu leur histoire. C’est le moment pour la Côte d’Ivoire de vivre son histoire. Chacun doit faire des sacrifices pour ramener la paix en Côte d’Ivoire. La victoire du président Alassane Ouattara est incontestable. Comme on le dit, nous sommes majoritaires et, avec cette majorité nous allons prouver aux yeux du monde que la Côte d’Ivoire peut résoudre ses problèmes. Si on veut compter sur la communauté internationale, elle ne va jamais agir. C’est à nous même Ivoiriens de nous lever comme un seul homme pour aller mettre le président Ouattara au pouvoir, pour qu’il nous ramène la paix et le développement. On sait qu’avec ce monsieur, la Côte d’Ivoire va aller de l’avant. Nous allons tout faire pour qu’Alassane Ouattara s’installe au pouvoir pour qu’il donne la joie de vivre aux Ivoiriens. A nos frères militaires indécis, ce n’est pas le moment de l’être. Il faut risquer, car celui qui ne risque rien, n’a jamais rien. Tu ne peux pas refuser de risquer et attendre la gloire. Tu ne peux pas t’asseoir dans ton salon et attendre quelque chose pour être heureux. Ça passe ou ça casse. Nous avons risqué pour être là aujourd’hui. Et, nous allons risquer encore pour installer le président Alassane Ouattara au pouvoir. Ce n’est plus une affaire de parti. C’est une affaire de la Côte d’Ivoire. Il faut qu’on se lève comme un seul homme pour dire à ce monsieur de quitter le pouvoir. On peut le faire si on le veut. Mais si on veut calculer nos intérêts, nous n’allons jamais y arriver. Je le dis, même s’il reste deux personnes, elles vont installer le président Alassane Ouattara au pouvoir. Car c’est la volonté de Dieu, on n’y peut rien. Comment M. Gbagbo peut-il s’en sortir ? Dites-le moi, car je ne vois pas. Non jamais. Le président Alassane Ouattara a gagné partout, même dans son village à Gagnoa. Ainsi qu’à Abidjan.
A l’endroit des miliciens et mercenaires, il n’y a pas deux mots à dire : nous allons les mater. Je le redis, nous allons les mater.
En ce qui concerne les généraux fidèles à Laurent Gbagbo, moi je les considère comme des généraux perdus, des généraux inconscients. Je le dis haut et fort et je l’assume. Ils sont indignes. Ils ne doivent pas porter le galon de général. Ils ont trahi le peuple. L’armée est avec le peuple, elle n’est pas contre le peuple. On a vu en Egypte, en Tunisie où l’armée a refusé de tirer sur son peuple. Mais si cette armée cautionne des mercenaires pour venir tirer sur le peuple. Que nous diront-ils demain ? Cette armée est à reformer. Il faut une reforme totale et profonde de notre armée. Car, elle a failli à sa mission.
Quant à mes frères d’armes des forces républicaines, il faut qu’ils sachent que nous ne sommes plus des rebelles. Nous sommes des forces républicaines. On doit avoir un comportement républicain. Aujourd’hui, le président Alassane Ouattara a été élu pour redorer le blason de la Côte d’Ivoire. C’est à nous Forces républicaines de l’aider dans cette tâche. Donc on doit savoir marcher, savoir parler et poser des actes nobles à l’image du président Alassane Dramane Ouattara pour ne pas qu’il ait honte de nous demain. Je demande à mes frères de tenir bon, nous sommes déjà au bout du tunnel. Il nous reste deux voire trois semaines de courage tout au plus pour l’installer au pouvoir. Et nous serons tous heureux, ainsi que la Côte d’Ivoire et toute la sous région.
Interview réalisée à
Bouaké par Denis Koné
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Gbagbo tue encore a Abobo
Entre 25 et 30 personnes ont été tuées jeudi au cours d`une attaque d`un quartier nord d`Abidjan à l`arme lourde par "les forces armées du camp" du président sortant Laurent Gbagbo, a affirmé à l`AFP le porte-parole de la mission de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci).
"Une équipe" de l`Onuci s`est rendue dans le quartier d`Abobo (nord) et "a pu observer que les forces armées du camp du président Laurent Gbagbo ont tiré au moins six projectiles sur le marché et ses environs, causant la mort de 25 à 30 personnes et faisant entre 40 et 60 blessés", a déclaré Hamadoun Touré.
"L`Onuci exprime son indignation devant de telles atrocités contre des civils innocents. Les auteurs de ces exactions (...) ne sauraient rester impunis", a-t-il ajouté. La mission onusienne, forte de 10.000 hommes, "se réserve le droit de prendre des mesures appropriées pour prévenir, à l`avenir, de tels actes inacceptables, conformément à son mandat de protection des populations civiles", a-t-il dit.
L`équipe de l`Onuci dépêchée sur place était composée d`une "patrouille accompagnée d`experts des droits de l`Homme", selon M. Touré. Des témoins avaient fait état dans un premier temps de 12 tués dans ce quartier, fief électoral d`Alassane Ouattara - reconnu président ivoirien par la communauté internationale - où les forces armées loyales à M. Gbagbo affrontent des insurgés pro-Ouattara.
La crise née du scrutin présidentiel du 28 novembre a déjà fait 410 morts, selon le dernier bilan de l`ONU publié avant l`attaque d`Abobo, et menace de dégénérer en guerre civile.
source: AFP
"Une équipe" de l`Onuci s`est rendue dans le quartier d`Abobo (nord) et "a pu observer que les forces armées du camp du président Laurent Gbagbo ont tiré au moins six projectiles sur le marché et ses environs, causant la mort de 25 à 30 personnes et faisant entre 40 et 60 blessés", a déclaré Hamadoun Touré.
"L`Onuci exprime son indignation devant de telles atrocités contre des civils innocents. Les auteurs de ces exactions (...) ne sauraient rester impunis", a-t-il ajouté. La mission onusienne, forte de 10.000 hommes, "se réserve le droit de prendre des mesures appropriées pour prévenir, à l`avenir, de tels actes inacceptables, conformément à son mandat de protection des populations civiles", a-t-il dit.
L`équipe de l`Onuci dépêchée sur place était composée d`une "patrouille accompagnée d`experts des droits de l`Homme", selon M. Touré. Des témoins avaient fait état dans un premier temps de 12 tués dans ce quartier, fief électoral d`Alassane Ouattara - reconnu président ivoirien par la communauté internationale - où les forces armées loyales à M. Gbagbo affrontent des insurgés pro-Ouattara.
La crise née du scrutin présidentiel du 28 novembre a déjà fait 410 morts, selon le dernier bilan de l`ONU publié avant l`attaque d`Abobo, et menace de dégénérer en guerre civile.
source: AFP
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maree blanche,
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Cri de coeur d'un habitant d'Abobo
Souleymane Traore
Votre devoir Monsieur le président est de protéger votre population
Votre devoir Monsieur le président est de protéger votre population
Salut à tous , lisez ce cri d'un habitant D'abobo joint par téléphone,
Monsieur le président ADO ,
-la population qui t'a voté se fait tué
-la population qui est sorti marcher se fait tuer
-la population qui continue de vous faire confiance continue de se faire tuer
Monsieur le président soit vous êtes insensible à toutes les tueries qui ont commencé depuis mi-decembre ou soit c'est votre propre intérêt que vous cherchez , Monsieur le président , ça nous va droit au coeur, vos beaux discours mais ça nous enlève pas dans toute ses tueries ,
Votre devoir Monsieur le président est de protéger votre population sur toute l'étendue du territoire , et donc monsieur le président vous nous avez pas encore protégé ,
On espère tous que vous n'attendez pas L'UA pour protéger votre population ça serait manqué à votre devoir de président , de chef suprême de l'armée et de père de famille .
Monsieur le président ADO ,
-la population qui t'a voté se fait tué
-la population qui est sorti marcher se fait tuer
-la population qui continue de vous faire confiance continue de se faire tuer
Monsieur le président soit vous êtes insensible à toutes les tueries qui ont commencé depuis mi-decembre ou soit c'est votre propre intérêt que vous cherchez , Monsieur le président , ça nous va droit au coeur, vos beaux discours mais ça nous enlève pas dans toute ses tueries ,
Votre devoir Monsieur le président est de protéger votre population sur toute l'étendue du territoire , et donc monsieur le président vous nous avez pas encore protégé ,
On espère tous que vous n'attendez pas L'UA pour protéger votre population ça serait manqué à votre devoir de président , de chef suprême de l'armée et de père de famille .
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Koudou peut pas faire discours sinon.......
Celestin K. Kouame
KOUDOU NE VEUT PAS ET NE PEUT PAS FAIRE DE DISCOURS ACTUELLEMENT PARCE QUE SON CAMP EST DIVISE. LES RADICAUX VEULENT QU'IL PERSISTE DANS SA "RESISTANCE", LES MODERES VEULENT QU'IL ARRETE DE DEFIER LES IVOIRIENS ET LE MONDE ENTIER.
N'ETANT PAS INTELLIGENT POUR REFLECHIR DE LUI MEME, IL EST DONC EN BALOTAGE SUCCIDAIRE.
ENTRE TEMPS LES EXTREMISTES DE SON CAMP MULTIPLIENT LES TUERIES AVEUGLES POUR GBAGBO IL FAUT QU'ADO FASSE VITE, TRES VITE MEME LE PEUPLE N'EN PEUT VRAIMENT PLUS...
JE DEMANDE A TOUS DE DEMEURER MOBILISES ET DETERMINES POUR FAIRE PLIER CE MEDIOCRE DE KOUDOU!
VIVE LA REVOLUTION IVOIRIENNE!!!
N'ETANT PAS INTELLIGENT POUR REFLECHIR DE LUI MEME, IL EST DONC EN BALOTAGE SUCCIDAIRE.
ENTRE TEMPS LES EXTREMISTES DE SON CAMP MULTIPLIENT LES TUERIES AVEUGLES POUR GBAGBO IL FAUT QU'ADO FASSE VITE, TRES VITE MEME LE PEUPLE N'EN PEUT VRAIMENT PLUS...
JE DEMANDE A TOUS DE DEMEURER MOBILISES ET DETERMINES POUR FAIRE PLIER CE MEDIOCRE DE KOUDOU!
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Propositions d'un mareeurs
Coulibaly Yacouba
- PROPOSITIONSFrères, Sœurs, j’aurais aimé ne pas avoir à vous écrire dans un contexte pareil. Mais les différentes dissensions qui secouent notre révolution me l’imposent. J’aurais préféré faires des propositions de stratégies et de méthodes de lutte d’une révolution au lieu de critique, sinon étaler le mal qui le ronge.
Trop de frustrations, appel à la révolution. Pour devoir de mémoire, ce sont les injustices et les frustrations qui nous on emmener aujourd’hui à une révolution contre le régime sanguinaire du président sanguinaire Laurent Gbagbo.
Que de regrets, de désillusions, de colère face aux gâchis incité par tant de pouvoir et de vanité ! Laurent Gbagbo, enfant de pauvre, enfant du peuple a vite fait place à l’homme d’affaires, entouré de vils courtisans. Nous aurions aimé trouver en lui un chef d’Etat qui veille à l’application de la loi, avec un projet de société, et non pas un poseur de première pierre et un voleur des dernières publiques.
Pendant que le peuple ivoire aspirait à plus de liberté et de démocratie, on lui injectait le venin de l’exclusion, de la xénophobie. Avec une jeunesse désœuvrée. Une république ou les plus nulles sont les plus méritants.
Le 28 novembre 2011, les ivoiriens dans leur majorité ont porté leur choix sur le Dr Alassane Dramane Ouattara. Je vais faire l’économie ce que vous savez déjà. Mais cela à donne naissance à une Révolution. Bravo le gars, bravo aux braves combattants d’Abobo, de Koumassi, de Treich ville, Attecoube, Adjamé, Williams-ville, de Grand bassam et j’en passe. Je profite saluer avec respect, la mémoire de toutes ces braves personnes qui ont perdue leur vie dans ce noble combat. Je m’incline particulièrement et respectueusement sur la dépouille de nos mères, sœurs, épouses et filles tombées sur le chant d’honneur.
Nous avons décidé tous de lutter comme nous le pouvons, pour faire barrage face à la forfaiture et à la confiscation des sanguinaires en nous révoltant comme nous le pouvons. C’est donc la porte ouverte à une révolution. Félicitations au vous les administrateurs et les créateurs de la page « MAREE BLANCHE » sur facebook. Bravo aux membres qui jour et nuit s’activent à l’animation de cette prestigieuse page. FELICITATATION
Je crois que la majorité des membres de cette marée sont des personnes qui sont prêtes d’une façon ou d’une autre à faire barrage devant l’injustice, la xénophobie, la frustration, et la confiscation du pouvoir d’état.
J’ose croire que la majorité des membres de cette marée blanche on un objectif commun, lutter contre l’imposture, l’injustice, la confiscation du pouvoir.
J’ose croire, que les membres de la marée blanche veulent tous à l’unanimité la prise du pouvoir effective par le Dr ADO.
Nous avons donc le même objectif à atteindre, mais peut être pas le même chemin à parcourir. C’est en cela que j’interpelle les administrateurs. Quel est la ligne éditorial de notre marée blanche. Pourquoi d’autres membres pensent avoir le plus de droit que d’autre. Pourquoi vouloir emprisonner la pensée et la parole de certaines personnes. Que nos différences ne nous poussent pas à la division, mais nous servent à réussir la mission.
Je prends pour exemple le discours du Président : Chacun est libre de faire sa lecture de ce discours. D’autant plus que nous ne sommes pas issues du même tempérament. Les extrémistes veulent qu’on en finisse avec une bonne fois pour tous, ils n’ont pas tors. Quand aux modérer, ils veulent qu’on laisse le temps faire les choses. Ils n’ont pas tord car chacun à sa manière de voir les choses.
Je vous prie dans un premier temps de bien vouloir, mettre de l’ordre dans les débats (Mariam Koné le fait souvent et j’apprécie cette modération). Convainquons ceux qui ne sont pas des mêmes tempéraments. Notre cause est noble, notre lutte est noble.
Tant que le mur n’est pas fissuré, le lézard ne peux pas y pénétré.
Dans un second temps, je propose que vous établissiez un code de conduite ou un règlement intérieur que vous poster in box a tous les membres. Comme ça, tous seront au meme niveau d’info et chacun s’y conformera.
Une autre crainte ; c’est que nous sommes infiltrés par des LMPiste. Je propose dans ce cas de crée une autre page mais cette fois Privé, puisque celle ci est fermé. Ensuite commencer la migration des membres vers cette nouvelle page. Mais attention il va falloir vérifier si le membre n’est pas suspecté d’être LMP afin d’avoir une nouvelle page sans infiltrée. Pardonnez-moi si je vous ai offensé. Notre objectif à tous c’est la victoire et Dieu nous la donnera inchAllah. Tous méditons sur cet Ayaat du Coran Sourate 2 Ayaat 286 :
« Dieu n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu'elle aura fait, punie du mal qu'elle aura fait. Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur. Seigneur ! Ne nous charge pas d'un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous. Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles. »
MAREE BLANCHE,alassane ouattara
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jeudi 17 mars 2011
Colonel KOUASSI Patrice, porte parole des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire
Allocution du Colonel KOUASSI Patrice, porte parole des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire
Excellence Monsieur le Président de la République chef suprême des armées,
au nom des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire que vous venez de créer,
j’ai l’honneur de prendre la parole pour vous exprimer notre détermination et notre engagement à vous accompagner dans l’accomplissement des hautes responsabilités que le peuple de Côte d’Ivoire vous a souverainement confiées le 28 novembre 2010 par son vote massif en votre faveur à plus de 54% des voix.
Monsieur le Président de la République chef suprême des armées , la nouvelle Armée que vous venez de créer vous fait le serment de se mettre à la disposition du peuple dans toute sa diversité, le servir et le protéger en tout temps et en tout lieu même au péril de sa vie.
La mission principale de toute armée est de garantir l’intégrité du territoire national et la vie des populations. L’armée étant une force de 3ème catégorie en matière de maintien de l’ordre, la nouvelle armée s’engage à n’intervenir qu’en appui de la gendarmerie et de la police.
Elle s’appliquera à se mettre moralement, mentalement et intellectuellement à la hauteur des grandes armées comme celles des Etat-Unis, de la France et plus proche de nous celles de la Tunisie et de l’Egypte.
Désormais nous cultiverons les grandes valeurs qui fondent les armées républicaines : ne jamais tirer sur les populations civiles et encore moins sur les femmes aux mains nues.
Excellence ordonnez nous obéirons, commandez nous exécuterons.
Excellence Monsieur le Président de la République chef suprême des armées,
au nom des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire que vous venez de créer,
j’ai l’honneur de prendre la parole pour vous exprimer notre détermination et notre engagement à vous accompagner dans l’accomplissement des hautes responsabilités que le peuple de Côte d’Ivoire vous a souverainement confiées le 28 novembre 2010 par son vote massif en votre faveur à plus de 54% des voix.
Monsieur le Président de la République chef suprême des armées , la nouvelle Armée que vous venez de créer vous fait le serment de se mettre à la disposition du peuple dans toute sa diversité, le servir et le protéger en tout temps et en tout lieu même au péril de sa vie.
La mission principale de toute armée est de garantir l’intégrité du territoire national et la vie des populations. L’armée étant une force de 3ème catégorie en matière de maintien de l’ordre, la nouvelle armée s’engage à n’intervenir qu’en appui de la gendarmerie et de la police.
Elle s’appliquera à se mettre moralement, mentalement et intellectuellement à la hauteur des grandes armées comme celles des Etat-Unis, de la France et plus proche de nous celles de la Tunisie et de l’Egypte.
Désormais nous cultiverons les grandes valeurs qui fondent les armées républicaines : ne jamais tirer sur les populations civiles et encore moins sur les femmes aux mains nues.
Excellence ordonnez nous obéirons, commandez nous exécuterons.
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Ado met en place les Forces Armées Republicaines de Cote d'Ivoire
Le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, a procédé ce jeudi 17 mars 2011, à la signature de l`ordonnance portant unification des Forces Armées Nationales et des Forces Armées des Forces nouvelles.
Message du Président de la République SEM Alassane Ouattara aux Forces Républicaines de Cote d’Ivoire (FRCI)
Officiers généraux,
Officiers supérieurs,
Officiers,
Sous officiers et militaires du rang,
Notre patrie la Côte d’Ivoire est à un tournant important de son Histoire.
Depuis dix ans, notre pays connait une longue crise qui a gravement éprouvé les ivoiriens.
La Cote d`Ivoire tangue entre la paix et l’affrontement.
Nous avons aujourd’hui à choisir entre les voies de la paix et celles de la guerre.
Nous avons à choisir entre l’avenir et le passé.
Nous avons à choisir entre la citoyenneté, facteur d’intégration et le tribalisme, facteur d’exclusion.
Le déroulement paisible des deux tours du scrutin présidentiel et le fort taux de participation ont montré la maturité des ivoiriens et leur volonté de paix.
Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) ont montré leur capacité à respecter et à protéger le peuple en sécurisant paisiblement le déroulement du scrutin à travers le Centre de Commandement Intégré (CCI).
Le monde entier a été témoin, a contribué et soutenu ce choix de la paix à travers l’ONUCI. Le devoir des FDS aurait dû être de soutenir également cette paix en respectant et en faisant respecter le vote du peuple.
Malheureusement certains chefs militaires ont failli à leur devoir en se mettant au service d’un homme auquel le peuple a retiré sa confiance.
Ce comportement a terni l`image de maturité que les éléments du CCI et la grande majorité des FDS ont montré le jour du vote.
En effet, les lois et règlements qui régissent les Armées émanent du Peuple qui est le détenteur de la Souveraineté. Le peuple est donc sacré et son vote l’est aussi.
La Constitution qui est la loi suprême de notre arsenal juridique est l’émanation de la volonté du Peuple.
Les chefs militaires qui ne se conforment pas à la volonté populaire ont une grande responsabilité dans la crise postélectorale. Cette crise a entrainé une violence intolérable sur les populations civiles et semé la désolation dans les foyers.
Il est temps d’arrêter les exactions sur les populations. Nous sommes dans une République régie par des règles et des lois qui garantissent la protection des citoyens.
L’ordre et la paix doivent revenir dans notre pays. Soyez républicains. Dites non à l’illégalité.
Mettez vous au service de la patrie et de la paix.
Comme prévu dans l`Accord Politique de Ouaguadougou et pour mettre fin à tous les dérapages, je viens de prendre une ordonnance portant création des Forces Républicaines de Côte d ‘Ivoire (FRCI).
Cette nouvelle armée est composée des Forces Armées Nationales et des Forces Armées des Forces Nouvelles, sous un état major général, dirigé par un Chef d`Etat Major Général, secondé par un Chef d’Etat major général adjoint.
Elle a pour mission d`assurer principalement la sécurité des personnes et des biens, sans distinction, comme je l’ai indiqué dans mon adresse à la Nation du mardi 15 mars 2011. Elle doit également assurer la défense du territoire national.
Cette nouvelle Armée, dans toutes ses actions, devra suivre un nouveau code de conduite au service de tous les citoyens, ce qui lui permettra de contribuer efficacement à l’édification de la Nation ivoirienne démocratique, unie et moderne.
Elle devra également être un puissant instrument de cohésion nationale en servant d’école pratique de civisme, de tolérance, de transparence et d’initiation à la citoyenneté et à l’intégration nationale.
Elle sera un espace de compétence, de professionnalisme où la mission devra être prioritaire, où le service et le respect du citoyen devront primer sur l’intérêt privé.
Notre armée devra également être un outil au service du développement, au service du peuple, c`est-à-dire au service de la République.
Officiers généraux, officiers supérieurs, officiers, sous officiers et militaires du rang,
Investit de la plus haute charge de l’Etat mon devoir est de guider notre peuple et d’apporter des solutions à ses préoccupations.
En ce qui concerne nos Forces Armées nous connaissons ses problèmes internes ainsi que les attentes de nos populations en matière de défense.
Nous savons entre autres que les Forces Armées ont des problèmes de profil de carrière et de retraite.
Les populations ont des besoins de protection, d’intégration et de services.
Nous ferons face à toutes ces préoccupations.
Officiers généraux, officiers supérieurs, officiers, sous officiers et militaires du rang voici notre nouveau challenge: bâtir les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire.
En ma qualité de Chef Suprême des Armées, je vous ordonne de commencer dès à présent, chacun à son niveau, à vous mettre en marche pour l`accomplissement de cette noble mission.
Je vous engage à changer de mentalité et de comportement pour rassurer nos concitoyens, offrir la paix à tous pour le bien de notre pays.
Vive la Côte d’Ivoire.
Vive la République
Message du Président de la République SEM Alassane Ouattara aux Forces Républicaines de Cote d’Ivoire (FRCI)
Officiers généraux,
Officiers supérieurs,
Officiers,
Sous officiers et militaires du rang,
Notre patrie la Côte d’Ivoire est à un tournant important de son Histoire.
Depuis dix ans, notre pays connait une longue crise qui a gravement éprouvé les ivoiriens.
La Cote d`Ivoire tangue entre la paix et l’affrontement.
Nous avons aujourd’hui à choisir entre les voies de la paix et celles de la guerre.
Nous avons à choisir entre l’avenir et le passé.
Nous avons à choisir entre la citoyenneté, facteur d’intégration et le tribalisme, facteur d’exclusion.
Le déroulement paisible des deux tours du scrutin présidentiel et le fort taux de participation ont montré la maturité des ivoiriens et leur volonté de paix.
Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) ont montré leur capacité à respecter et à protéger le peuple en sécurisant paisiblement le déroulement du scrutin à travers le Centre de Commandement Intégré (CCI).
Le monde entier a été témoin, a contribué et soutenu ce choix de la paix à travers l’ONUCI. Le devoir des FDS aurait dû être de soutenir également cette paix en respectant et en faisant respecter le vote du peuple.
Malheureusement certains chefs militaires ont failli à leur devoir en se mettant au service d’un homme auquel le peuple a retiré sa confiance.
Ce comportement a terni l`image de maturité que les éléments du CCI et la grande majorité des FDS ont montré le jour du vote.
En effet, les lois et règlements qui régissent les Armées émanent du Peuple qui est le détenteur de la Souveraineté. Le peuple est donc sacré et son vote l’est aussi.
La Constitution qui est la loi suprême de notre arsenal juridique est l’émanation de la volonté du Peuple.
Les chefs militaires qui ne se conforment pas à la volonté populaire ont une grande responsabilité dans la crise postélectorale. Cette crise a entrainé une violence intolérable sur les populations civiles et semé la désolation dans les foyers.
Il est temps d’arrêter les exactions sur les populations. Nous sommes dans une République régie par des règles et des lois qui garantissent la protection des citoyens.
L’ordre et la paix doivent revenir dans notre pays. Soyez républicains. Dites non à l’illégalité.
Mettez vous au service de la patrie et de la paix.
Comme prévu dans l`Accord Politique de Ouaguadougou et pour mettre fin à tous les dérapages, je viens de prendre une ordonnance portant création des Forces Républicaines de Côte d ‘Ivoire (FRCI).
Cette nouvelle armée est composée des Forces Armées Nationales et des Forces Armées des Forces Nouvelles, sous un état major général, dirigé par un Chef d`Etat Major Général, secondé par un Chef d’Etat major général adjoint.
Elle a pour mission d`assurer principalement la sécurité des personnes et des biens, sans distinction, comme je l’ai indiqué dans mon adresse à la Nation du mardi 15 mars 2011. Elle doit également assurer la défense du territoire national.
Cette nouvelle Armée, dans toutes ses actions, devra suivre un nouveau code de conduite au service de tous les citoyens, ce qui lui permettra de contribuer efficacement à l’édification de la Nation ivoirienne démocratique, unie et moderne.
Elle devra également être un puissant instrument de cohésion nationale en servant d’école pratique de civisme, de tolérance, de transparence et d’initiation à la citoyenneté et à l’intégration nationale.
Elle sera un espace de compétence, de professionnalisme où la mission devra être prioritaire, où le service et le respect du citoyen devront primer sur l’intérêt privé.
Notre armée devra également être un outil au service du développement, au service du peuple, c`est-à-dire au service de la République.
Officiers généraux, officiers supérieurs, officiers, sous officiers et militaires du rang,
Investit de la plus haute charge de l’Etat mon devoir est de guider notre peuple et d’apporter des solutions à ses préoccupations.
En ce qui concerne nos Forces Armées nous connaissons ses problèmes internes ainsi que les attentes de nos populations en matière de défense.
Nous savons entre autres que les Forces Armées ont des problèmes de profil de carrière et de retraite.
Les populations ont des besoins de protection, d’intégration et de services.
Nous ferons face à toutes ces préoccupations.
Officiers généraux, officiers supérieurs, officiers, sous officiers et militaires du rang voici notre nouveau challenge: bâtir les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire.
En ma qualité de Chef Suprême des Armées, je vous ordonne de commencer dès à présent, chacun à son niveau, à vous mettre en marche pour l`accomplissement de cette noble mission.
Je vous engage à changer de mentalité et de comportement pour rassurer nos concitoyens, offrir la paix à tous pour le bien de notre pays.
Vive la Côte d’Ivoire.
Vive la République
MAREE BLANCHE,alassane ouattara
maree blanche
Tirs d'obus des miliciens pro gbagbo a abobo
Côte d'Ivoire: tirs à l'arme lourde sur le quartier d'Abobo, à Abidjan
(AFP) – Il y a 5 heures
ABIDJAN — Le quartier d'Abobo, fief du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara, situé dans le nord d'Abidjan, a été la cible jeudi de tirs à l'arme lourde, ont rapporté à l'AFP plusieurs habitants.
"J'étais assise dans la cour, le premier tir a commencé, j'ai entendu +boum+, puis un deuxième +boum+. Je suis sortie et j'ai vu les gens en train de courir, il y a avait des blessés. Ils disaient que les forces pro-Gbagbo attaquaient", a affirmé une habitante, jointe par téléphone.
"Une cousine est tombée, elle est morte. Les gens quittent le quartier", a-t-elle ajouté.
"Les forces de Gbagbo ont lancé des obus vers le marché, près de la gare routière UTB. J'ai vu des corps allongés", a dit un autre habitant.
Aucun bilan de ces tirs n'était immédiatement disponible de source indépendante.
Les militaires fidèles au président sortant Laurent Gbagbo affrontent depuis mi-février des insurgés pro-Ouattara d'abord à Abobo, puis dans d'autres quartiers d'Abidjan. Le camp Gbagbo a reconnu récemment que le quartier d'Abobo était "truffé" de "rebelles".
MAREE BLANCHE,alassane ouattara
maree blanche,
massacres a abobo
Ivoiriens mes frères, Ivoiriennes mes sœur L’heure est gravissime !
Fofana Amara
La question de liberté allant d’une personne à une majorité de personne, touche progressivement le problème d’état de droit dans une nation blêmie par de factieux politiciens dont les comportements frisent le vampirisme.
Je suis Ivoiriens, tu es ivoiriens, il est ivoirien. Mais pourquoi ne suis-je pas libre ?
Ivoiriens mes frères, Ivoiriennes mes sœurs, chers compatriotes
L’heure est grave ! Et même gravissime !
L’heure est grave ! Et même gravissime !
La question de liberté allant d’une personne à une majorité de personne, touche progressivement le problème d’état de droit dans une nation blêmie par de factieux politiciens dont les comportements frisent le vampirisme.
Du sang ! Toujours du sang ! Puis finalement effusion de sang.
Voila ce qui nous intrigue et nous indigne. Car nous ne sommes plus libres !
Je suis Ivoiriens, tu es ivoiriens, il est ivoirien. Mais pourquoi ne suis-je pas libre ?
Mais pourquoi tu n’es pas libre ? Mais pourquoi il n’est pas libre ?
Ces questions fondamentales hantent, au fond, chacun de nous chaque jour qui s’égrène.
Pourtant, la réponse se trouve dans une volonté commune et téméraire de procéder à un sabotage de la boulimie du pouvoir que certains chauvins, très minoritaire, sous la bannière d’un pseudo patriotisme galvaudé soutiennent.
Aujourd’hui, N’guessan Paul dans la commune de KOUMASSI, pour avoir arboré avec respect et légitimité sa différence politico-idéologique est tombé criblé de balles.
Aujourd’hui, N’guessan Paul dans la commune de KOUMASSI, pour avoir arboré avec respect et légitimité sa différence politico-idéologique est tombé criblé de balles.
Hier, Baba Barry dans la commune d’ABOBO, avait monté énergiquement la voix pour dresser un réquisitoire patriotique contre le braquage électoral de ces petits politiciens aux desseins véreux. Et il tomba.
Mais il tomba comme un héros. Demain, ça peut être moi, ça peut être toi, ça peut être lui. C’est pourquoi, j’ai peur que sans une véritable révolution, que dans ma passivité, que dans ta passivité, que dans sa passivité, le vampirisme de GBAGBO vienne convoiter nos sangs dans nos cocons respectifs.
Par conséquent, nous avons besoin de mener une lutte endurcie, une lutte dépouillée de velléité, une lutte révolutionnaire quitte à y laisser notre vie pour LA LIBERTE. Et nous ne serons pas tombé que vainement, mais comme Paul et Barry.
GBAGBO a perdu les élections ! GBAGBO a perdu les élections ! GBAGBO a perdu les élections !
Cela est aussi trivial que de dire qu’un poisson vit dans l’eau.
Mon frère, ma sœur, les volontés particulières sont suspectes ; elles peuvent être bonnes ou méchantes, mais la volonté générale est toujours bonne ; elle n’a jamais trompé, elle ne trompera jamais.
GBAGBO a perdu les élections ! GBAGBO a perdu les élections ! GBAGBO a perdu les élections !
Cela est aussi trivial que de dire qu’un poisson vit dans l’eau.
Mon frère, ma sœur, les volontés particulières sont suspectes ; elles peuvent être bonnes ou méchantes, mais la volonté générale est toujours bonne ; elle n’a jamais trompé, elle ne trompera jamais.
A cet effet, ma volonté ajoutée à ta volonté et le tout ajouté a sa volonté, produira une volonté générale de lutte indéfectible qui conduira nos efforts à la libération de la Côte d’Ivoire et surtout de nos états de droits. Car derrière chacun de nous, milles et une petite main attendent que nous réussissions ce combat pour être aussi libre.
Alors, quitte ton cocon et rejoins « la revolution orange », la Résistance ! La résistance d’un peuple qui dit non, qui dit niet, qui dit jamais au totalitarisme, à la dictature, à la tyrannie, à l’autarcie, à la gabegie, à la prise d’otage du pouvoir d’état, à l’ethnocratie parce que tu es intelligent.
VOX POPULI, VOX DEI – LA VOIX DU PEUPLE, LA VOIX DE DIEU
Coordinateur CPC d’Adjamé
FOFANA Amara dit AMOROS’S
fofanus@yahoo.fr
Alors, quitte ton cocon et rejoins « la revolution orange », la Résistance ! La résistance d’un peuple qui dit non, qui dit niet, qui dit jamais au totalitarisme, à la dictature, à la tyrannie, à l’autarcie, à la gabegie, à la prise d’otage du pouvoir d’état, à l’ethnocratie parce que tu es intelligent.
VOX POPULI, VOX DEI – LA VOIX DU PEUPLE, LA VOIX DE DIEU
Coordinateur CPC d’Adjamé
FOFANA Amara dit AMOROS’S
fofanus@yahoo.fr
MAREE BLANCHE,alassane ouattara
alassane ouattara,
maree blanche,
revolution orange
Gloire et Honneur aux Martyrs de la Révolution
COTE D'IVOIRE: Gloire et Honneur aux Martyrs de la Révolution occasionnée par GBAGBO.
La Grande Histoire Mondiale retiendra que :-Félix HOUPHOUET-BOIGNY a régné, dans la paix et le développement, de 1960 à 1993 (33ans).-Henri KONAN-BEDIE a régné pendant six(6) ans, de 1993 à 1999, dans la paix et ambitionnant de réaliser son programme économique baptisé les douze(12) chantiers de l'éléphant d'Afrique....Malheureusement renversé par un Coup d'Etat Militaire...-Le Général Robert GUEI et sa Junte militaire ont régné, seulement dix(10) mois difficiles, mais sans bruler le Pays....-Laurent GBAGBO a régné dix(10) ans, avec terreur, dictature, assassinats, déchets toxiques, détournements massifs des richesses du pétrole, du gaz, du café, du cacao, etc, Et dans des extrémismes populistes, populaires et patriotiques...Pour justifier les velléités d'installation, à très longue durée, d'une dictature socialiste et marxiste sanguinaire....Enfin, l'Histoire retiendra de GBAGBO, que battu honteusement, par Alassane Dramane OUATTARA, à l'élection présidentielle, GBAGBO a refusé de céder le Pouvoir, dans la paix, la courtoisie, le respect, l'élégance, la sagesse, l'humilité et la dignité....Ce qui a occasionné et justifié, La Révolution ivoirienne, depuis le 28 novembre 2010: Les Populations ivoiriennes, ayant soif de démocratie, de liberté, de paix, de développement économique, etc...Ont pris leur Destin en Mains, en refusant la Dictature et la Forfaiture de GBAGBO et de ses Adeptes illuminés....Bravo et Félicitations aux Adeptes et Artisans de la Démocratie, de la Vérité, du Développement...Et à toutes les Populations ivoiriennes qui soutiennent et participent à la Révolution ivoirienne....J'ai l'assurance et la foi que notre Combat sera victorieux: Pour reconstruire une COTE D'IVOIRE Nouvelle, plus prospère, plus belle, plus hospitalière, plus développée et débarrassée des Vautours et Pytons sanguinaires des Ténèbres...Mes très sincères et fraternelles Condoléances, à tous et à toutes, pour nos Martys tombés sous les Balles assassines de GBAGBO et de ses Adeptes illuminés....Honneur et Gloire, éternellement, à tous ces enfants, à toutes ces Femmes, à tous ces Hommes, d'ABOBO, d'Anyama,Et d'Ailleurs, froidement tués par des apprentis sorciers et des hiboux haineux, pseudo-croyants!DIEU est Amour, Vérité, Paix, Sagesse et Esprit Saint....Et Sa Parole est unique, immuable et éternelle: Le mal ne triomphera jamais du bien, et les ténèbres seront toujours vaincues par la lumière....Vive la Démocratie,Vive les Artisans de la Révolution ivoirienne,Vive la Nouvelle COTE D'IVOIRE.TANOH NIAMKE, Diplomate, Ecrivai
La Grande Histoire Mondiale retiendra que :-Félix HOUPHOUET-BOIGNY a régné, dans la paix et le développement, de 1960 à 1993 (33ans).-Henri KONAN-BEDIE a régné pendant six(6) ans, de 1993 à 1999, dans la paix et ambitionnant de réaliser son programme économique baptisé les douze(12) chantiers de l'éléphant d'Afrique....Malheureusement renversé par un Coup d'Etat Militaire...-Le Général Robert GUEI et sa Junte militaire ont régné, seulement dix(10) mois difficiles, mais sans bruler le Pays....-Laurent GBAGBO a régné dix(10) ans, avec terreur, dictature, assassinats, déchets toxiques, détournements massifs des richesses du pétrole, du gaz, du café, du cacao, etc, Et dans des extrémismes populistes, populaires et patriotiques...Pour justifier les velléités d'installation, à très longue durée, d'une dictature socialiste et marxiste sanguinaire....Enfin, l'Histoire retiendra de GBAGBO, que battu honteusement, par Alassane Dramane OUATTARA, à l'élection présidentielle, GBAGBO a refusé de céder le Pouvoir, dans la paix, la courtoisie, le respect, l'élégance, la sagesse, l'humilité et la dignité....Ce qui a occasionné et justifié, La Révolution ivoirienne, depuis le 28 novembre 2010: Les Populations ivoiriennes, ayant soif de démocratie, de liberté, de paix, de développement économique, etc...Ont pris leur Destin en Mains, en refusant la Dictature et la Forfaiture de GBAGBO et de ses Adeptes illuminés....Bravo et Félicitations aux Adeptes et Artisans de la Démocratie, de la Vérité, du Développement...Et à toutes les Populations ivoiriennes qui soutiennent et participent à la Révolution ivoirienne....J'ai l'assurance et la foi que notre Combat sera victorieux: Pour reconstruire une COTE D'IVOIRE Nouvelle, plus prospère, plus belle, plus hospitalière, plus développée et débarrassée des Vautours et Pytons sanguinaires des Ténèbres...Mes très sincères et fraternelles Condoléances, à tous et à toutes, pour nos Martys tombés sous les Balles assassines de GBAGBO et de ses Adeptes illuminés....Honneur et Gloire, éternellement, à tous ces enfants, à toutes ces Femmes, à tous ces Hommes, d'ABOBO, d'Anyama,Et d'Ailleurs, froidement tués par des apprentis sorciers et des hiboux haineux, pseudo-croyants!DIEU est Amour, Vérité, Paix, Sagesse et Esprit Saint....Et Sa Parole est unique, immuable et éternelle: Le mal ne triomphera jamais du bien, et les ténèbres seront toujours vaincues par la lumière....Vive la Démocratie,Vive les Artisans de la Révolution ivoirienne,Vive la Nouvelle COTE D'IVOIRE.TANOH NIAMKE, Diplomate, Ecrivai
MAREE BLANCHE,alassane ouattara
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